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JO 2012 : une 35e médaille pour la France ?

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Le relais 4x100m français, 4e aux JO de Londres en 2012, pourrait bénéficier de la disqualification du relais américain pour décrocher une médaille de bronze sur tapis vert. Mais à un an des Jeux de Rio, les partenaires de Christophe Lemaitre ont d’autres préoccupations.

Jamaïque, USA, Trinidad-et-Tobago, tel était le podium à l’issue de la finale du relais 4x100m aux Jeux Olympiques de Londres en 2012. Un podium qui n’est officiellement plus homologué puisque les Etats-Unis ont été dépossédés hier de leur médaille d’argent en raison du cas de dopage de Tyson Gay.

Si tous les relayeurs américains vont devoir rendre leurs médailles, quid des Français, 4e du relais 4x100 ? Jimmy Vicaut, Christophe Lemaitre, Pierre-Alexis Pessonneaux et Ronald Pognon peuvent-ils espérer remporter la médaille de bronze sur tapis vert, offrant ainsi à la France une inattendue 35e médaille ? « Nous n'avons pas encore eu de confirmation, répond Bernard Amsalem, président de la Fédération française d'athlétisme. C'est le CIO qui prendra la décision. Mais tout laisse à penser que ce sera possible, car la Fédération américaine a décidé de rendre les médailles. » Et le patron de t’athlé tricolore de rappeler : « Lorsque Mehdi Baala avait récupéré sa médaille (en bronze à Pékin en 2008 sur tapis vert, ndlr), nous avions organisé une réception au CNOSF. Si on récupère la médaille on fera une cérémonie. Et si on la récupère avant l'été, pourquoi pas le 4 juillet, au Meeting Areva au Stade de France ? »

Lemaitre : « C’est beaucoup trop tard »

En attendant d’hypothétiques festivités, nos relayeurs ne sautent pas au plafond à l’idée d’obtenir, trois ans après, une médaille de bronze. « On est déjà passé à autre chose, on est tourné vers les échéances futurs, avoue Christophe Lemaitre. Ce qu’on voulait, c’est l’avoir sur la piste, autour du cou, monter sur le podium et voir le drapeau français dans le stade Olympique… C’est beaucoup trop tard. »

A un an des Jeux Olypmpiques de Rio, Ronaldo Pognon, comme Christophe Lemaitre, n’est guère excité lorsqu’on lui évoque cette ligne de plus à son palmarès : « Ce n’est pas une médaille qu’on est allé chercher jusqu’au bout », avance le sprinteur qui tient toutefois à rappeler le travail des entraîneurs et la cohésion de l’équipe de France. Quant à la façon d’accueillir cette breloque, Ronald Pognon espère qu’elle sera différente des championnats d’Europe, toujours en 2012. « Je l’avais reçue par La Poste, se souvient le Martiniquais. J’etais chez moi tranquillement en train de faire du jardinage et le facteur m’a donné la lettre. Quand j’ai regardé, j’ai dit : « Tiens j’ai reçu une médaille ! » Mieux vaut tard que jamais…