RMC Sport

JO 2016 : accusée de dopage par des hackers, Simone Biles soigne un trouble mental

Simone Biles

Simone Biles - AFP

Quadruple médaillée d’or aux JO 2016, la gymnaste américaine Simone Biles a confirmé souffrir d’un trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité. Elle a donc reçue une autorisation d’usage thérapeutique à Rio.

Simone Biles a été l’une des stars des Jeux olympiques cet été. Quatre médailles d’or en gymnastique, des performances exceptionnelles et des éloges comme s’il en pleuvait. Mais ce mardi, elle est ciblée, comme Serena et Venus Williams ainsi que la basketteuse Elena Delle Donne, par des hackers russes (Fancy Bears) qui ont piraté les données de l’Agence mondiale antidopage (AMA) et dénoncé des analyses anormales. L’Américaine a été contrainte de s’expliquer, indiquant qu’elle souffrait d’un trouble de l’attention avec hyperactivité (ADHD en anglais).

"J’ai ADHD et je prends des médicaments pour cela depuis mon enfance, a confié Simone Biles dans un message sur Twitter. Ça n’a absolument rien de honteux et ce n’est pas du tout quelque chose que je suis effrayée que les gens sachent. Je crois au sport propre, j’ai toujours suivi les règles et je vais continuer de le faire. Le fair play est essentiel dans le sport et c’est très important pour moi." La talentueuse gymnaste a aussi reçu le soutien de sa fédération, qui a fait savoir qu’elle disposait d’une autorisation d’usage thérapeutique à Rio.

A lire aussi >> JO 2016 : l'incroyable accueil de Simone Biles à Houston

"Les sportives mentionnées n'ont enfreint aucune règle antidopage", assure le CIO

"L'AMA regrette profondément cette situation et est consciente de la menace représentée pour les athlètes dont des informations confidentielles ont été divulguées par cet acte criminel", a expliqué dans un communiqué son directeur général, Olivier Niggli. Il s'agit de la deuxième attaque de ce groupe depuis début août contre le système de gestion et de localisation de l'Agence (dit Adams), qui lui permet d'assurer le suivi des contrôles antidopage des sportifs.

A lire aussi >> Dopage : des hackers russes piratent la base de données de l’AMA

Le Comité international olympique (CIO) a aussi condamné cette cyber attaque "clairement destinée à souiller la réputation d'athlètes propres", tandis que l'Agence antidopage américaine (Usada) a, elle, fustigé un acte "lâche et méprisable". "Le CIO confirme que les sportives mentionnées n'ont enfreint aucune règle antidopage pendant les Jeux Olympiques de Rio 2016", a insisté auprès de l'AFP une porte-parole du CIO.

dossier :

Rio 2016