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Dopage : des hackers russes piratent la base de données de l’AMA

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- - AFP

L'Agence mondiale antidopage (AMA) a annoncé ce mardi que des hackers russes ont réussi à pirater sa base de données et publié des renseignements confidentiels sur des athlètes américains présents aux JO de Rio, vraisemblablement en représailles aux positions américaines sur l’affaire du dopage d’Etat en Russie.

Nouveau rebondissement post-affaire du dopage d’Etat en Russie. Pour ce qui s’apparente à des représailles suite aux positions américaines dans ce scandale, l'Agence mondiale antidopage (AMA) a annoncé ce mardi que des hackers russes ont réussi à pirater sa base de données et publié des renseignements confidentiels sur des athlètes américains présents aux JO de Rio. "L'AMA regrette profondément cette situation et est consciente de la menace représentée pour les athlètes dont des informations confidentielles ont été divulguées par cet acte criminel", a ainsi précisé dans un communiqué Olivier Niggli, le directeur général de l'AMA.

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Deuxième cyber-attaque de "Fancy Bear"

L'Agence a réagi après la publication de données confidentielles concernant donc quatre athlètes américains aux JO de Rio, dont une championne olympique, par le groupe russe d'espionnage cybernétique Tsar Team (APT28), également connu sous le nom de Fancy Bear. Il s'agit de la deuxième attaque de ce groupe depuis début août contre le système de gestion et de localisation de l'Agence, qui lui permet d'assurer le suivi des contrôles antidopage des sportifs.

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Le CIO réagit à son tour

Le Comité international olympique (CIO) a pour sa part condamné cette cyber attaque "clairement destinée à souiller la réputation d'athlètes propres". Fancy Bear a notamment dévoilé les résultats détaillés "d'analyses anormales" (AAF) de ces athlètes, qui s'expliquent toutefois par la présence d'autorisation à usage thérapeutique (AUT) pour les substances en question. Selon les règles de l'AMA, une AAF indique qu'une substance interdite a été trouvée dans les échantillons d'un athlète. Le contrôle n'est toutefois pas considéré comme positif si l'athlète peut se prévaloir de justificatifs médicaux, ce qui est le cas pour les sportifs concernés par ce piratage.

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