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JO 2016 - Amsalem : "La décision du CIO est dramatique pour le sport"

Bernard Amsalem

Bernard Amsalem - AFP

Au micro de BFM TV, Bernard Amsalem, président de la Fédération française d'athlétisme et vice-président du Comité national olympique et sportif (CNOSF) a vivement critiqué la décision du Comité internationale olympique (CIO) de ne pas suspendre la Russie en dépit du rapport McLaren, dénonçant un « dopage d’État » entre 2011 et 2015.

Bernard Amsalem, quelle est votre réaction après ce choix du CIO de ne pas exclure la Russie des Jeux de Rio ?
Je suis surpris et très déçu. On est face à un système généralisé de dopage dans ce pays. On l'a vu avec l'athlétisme, mais avec le rapport McLaren, on le voit avec tous les autres sports. Je ne comprends pas cette décision. Le CIO avait là l'occasion d'être ferme, de donner un vrai signal. Parce qu'aujourd'hui, le dopage gangrène tous les sports. Et finalement, il s'en remet aux fédérations internationales (elles devront décider au cas par cas de la participation des athlètes russes, ndlr). C'est un manque de responsabilité. C'est dommage parce que les valeurs de l'olympisme et du sport ne sont pas défendues.

Que cela veut-il dire ? Que même un rapport aussi accablant ne suffit pas pour aller au bout et prendre des décisions telles qu'interdire toute une délégation ?
Je ne comprends pas. Il faudrait peut-être plus de courage. Je crois que c'est ce qui a manqué au CIO aujourd'hui. C'est dramatique pour le sport, pour l'image du sport, pour l'image des Jeux olympiques. Je ne comprends pas ce qu'il faut faire de plus ! On ne peut rien faire de plus ! Ce rapport était excellent, l'enquête a été longue et donnait un certain nombre de preuves du dopage organisé.

Que faut-il faire ?
Finalement, la seule fédération courageuse a été la nôtre, la fédération internationale d'athlétisme, qui a réussi à le faire à l'unanimité de ses membres et qui a exclu les Russes de ces Jeux olympiques. On ne pourra pas rester seuls longtemps. Il faudra un jour que le mouvement olympique, peut-être les autres fédérations internationales, se mobilisent aussi contre ce poison qu'est devenu aujourd’hui le dopage.

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