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JO 2016 : les coups de gueule des envoyés spéciaux de RMC Sport

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Les Jeux olympiques 2016 se sont terminés ce dimanche, après deux semaines de compétition. Voici les coups de gueule des envoyés spéciaux de RMC Sport à Rio de Janeiro.

Camille Gelpi

L'équipe de France de volley-ball

Ils nous avaient tant promis après leurs dernières campagnes. On a vite senti que la marche était trop haute pour eux. Arrivés lors des conférences de presse d'avant compétition assez sûrs de leur fait et de leur « truc en plus », ils n'ont finalement pas réussi à nous faire rêver... Dommage.

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Julien Richard

Romain Barnier

Il a scellé la semaine pathétique de la natation française en humiliant publiquement un champion olympique, Alain Bernard, qui était dans la salle au milieu des journalistes (il est consultant Canal +), en pleine conférence de presse censée dresser un bilan de la semaine plus que mitigée de la natation française. Elle aura tourné pour le responsable de la natation masculine en règlement de comptes avec les journalistes, « qui lui ont gâché ce moment », et donc avec Alain Bernard, qui avait eu le malheur de critiquer en milieu de semaine dans une interview le fonctionnement de l'équipe de France et où il proposait ses services.

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On notera au passage que la veille, après la médaille d'argent de Florent Manaudou, il s'était présenté, pour la première fois de la semaine, devant les micros en refusant d'évoquer le bilan français en renvoyant vers cette fameuse conférence de presse. Pourtant, le soir même, une vidéo était diffusée sur le site d'une banque avec laquelle il est sous contrat...où il faisait le bilan français de ces Jeux en y voyant « de belles lueurs d'espoir ».

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Loïc Briley

Benoît Paire

Il n'a rien compris à l'esprit olympique et l'aspect collectif qu'il réclame. Il a même insulté la compétition en déclarant qu'il était content de quitter Rio. Archi-nul.

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Pierrick Taisne

L’affaire Lavillenie

C’est un triste spectacle auquel nous avons assisté le 15 août dernier. Champion olympique en titre, Renaud Lavillenie perd son titre aux dépens du Brésilien Thiago Da Silva. La fête aurait pu être belle. Sauf que de trop nombreuses fautes de goût sont venues perturber la soirée. Le public brésilien d’abord, qui s’est mis à siffler les tentatives du Français. Ce n’est pas commun dans un stade d’athlétisme et Lavillenie l’a fait remarquer. De la pire des manières en évoquant le souvenir de Jesse Owens, venu défier l’Allemagne nazie lors des Jeux de Berlin de 1936. Les fans brésiliens, avant tout supporters de football, ont mal réagi et ainsi prouvé leur méconnaissance des « mœurs » olympiques en faisant preuve d’un manque certain de fair-play. Mais la réaction du perchiste français n’était-elle pas disproportionnée ? Et que dire des larmes de l’Auvergnat le lendemain, sur le podium, au moment de venir chercher sa médaille d’argent, sous les huées du public carioca ?

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Georges Quirino

Le fiasco des pistards français

« Vous allez voir ce que vous allez voir à Rio ». C'était, en substance, le discours des pistards français après leurs performances inquiétantes aux Mondiaux de Londres en mars dernier. Oui, ils seraient prêts pour les Jeux olympiques. Non, il ne fallait pas tirer la sonnette d'alarme. Pour être honnête, on avait presque envie de les croire tant ils semblaient, en apparence, sûrs d'eux et de leur force. Sauf qu'il ne s'est rien passé ou presque au Brésil. Une seule médaille : le bronze de la vitesse par équipes arraché avec les dents par Michaël D'Almeida sur un dernier tour supersonique. Le pire bilan français pour la discipline depuis le zéro pointé de Barcelone 1992 !

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Le reste à Rio ? Gregory Baugé éliminé dès les 1/4 de finale de la vitesse individuelle contre un adversaire qui ne l'avait jamais battu jusqu'ici. François Pervis sorti du tournoi de keirin dès le deuxième tour. D'une tristesse absolue au regard du palmarès de ces champions, aujourd'hui trentenaires, qui sont peut-être (sûrement ?) passés à côté de leur destin olympique. La faute ? A trop de choses certainement. Manque d'esprit d'équipe, concurrence malsaine, tension entre athlètes et le staff qui a changé trois fois pendant l'olympiade, etc... Des changements structurels sont attendus pour Tokyo 2020, pour enfin aller chercher l'or espéré par les pistards français depuis Sydney 2000. Urgence !

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Nicolas Jamain

Des enceintes à moitié vides

L'organisation de ces Jeux n'a pas réussi à attirer les Brésiliens vers des disciplines peu populaires ici. On gardera à l'esprit une Carioca 3 Arena, où se sont déroulés les compétitions d'escrime, quasi-vide pour les sessions du matin. Pire, le sport roi des Jeux, l'athlétisme, a offert quelques images de désolation en terme d'affluence. Au tiers rempli le matin, à peine la moitié le soir (sauf les soirées des finales de Bolt), le Stade olympique aura sonné creux. De nombreux athlètes ont effectué leur tour d'honneur après leurs médailles devant des tribunes quasi-désertes. En cause, les prix trop élevés des places : 90€ pour assister à la session du soir !

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Rio 2016