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JO 2016 : les coups de cœur des envoyés spéciaux de RMC Sport

Les Jeux olympiques 2016 se sont terminés ce dimanche, après deux semaines de compétition. Voici les coups de cœur des envoyés spéciaux de RMC Sport à Rio de Janeiro.

Camille Gelpi

Le courage de Billy Besson et Marie Riou

Pressentis comme immenses favoris (quadruples champions du monde), ils ont vu leur rêve ébranlé dès le départ par la très sérieuse blessure de Billy Besson, contractée une semaine avant l'arrivée à Rio. Une hernie discale qui l'a cloué au lit pendant une semaine. La suite fut un long calvaire. Le staff amenait Billy sur le plan d'eau en fauteuil roulant car il ne pouvait pas marcher. Ils l'allongeaient sur le sol avant de le placer sur le catamaran et c'était parti pour les régates avec Marie Riou.

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N'importe qui d'autre serait resté allongé sur un lit d'hôpital, lui participait aux Jeux Olympiques. Handicapés, ils ont réussi à remporter des régates et à se hisser jusqu'à la Medal Race... Une performance. Le courage de Billy Besson est émouvant, mais pas autant que celui de Marie Riou, femme exemplaire et solide, qui a « tenu la baraque » pendant toute la semaine. Le staff a beaucoup protégé Besson pendant la compétition, moins Riou, qui a fait face aux médias après chaque journée de régate avec beaucoup de dignité. Pas de médaille au bout, mais un exemple de force, de courage et de persévérance.

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Julien Richard

Aurélie Muller

Un coup de cœur qui est aussi un coup de gueule. Aurélie Muller a peut-être vécu la plus grande injustice de ces Jeux olympiques avec sa disqualification sur le 10km eau libre alors qu'elle avait pris la 2e place. La nageuse de Philippe Lucas avait pourtant réussi une course incroyable d'abnégation, pleine de valeur après une semaine cataclysmique dans le bassin olympique. La délégation française avait retrouvé le sourire, Aurélie Muller était dans le bateau qui la ramenait sur la plage où elle allait pouvoir enlacer ses proches et monter sur le podium… jusqu'à ce que le juge arbitre de la compétition ne la disqualifie pour un comportement antisportif dans l'emballage final face à sa concurrente italienne qui n'avait pourtant rien trouvé à redire. La décision d'un seul homme a donc anéanti son rêve olympique, transformé en cauchemar.

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Et puis un autre cœur de cœur rapide : Phelps et le nouveau visage « humain » de la machine à gagner. Les larmes sur le podium, les fous rires aussi, les embrassades avec son fils Boomer dans les tribunes. Loin de la machine froide de 2008 qui allait décrocher huit médailles d'or, en permanence entouré de gardes du corps.

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Loïc Briley

Emilie Andéol

J’ai eu une émotion incroyable à l'antenne avec cette judoka qui pleurait avant, pendant et après son combat. Sublime !

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Pierrick Taisne

L’équipe de France de boxe

Comment ne pas souligner les performances de l’équipe de France de boxe ? Non seulement les Bleus décrochent six médailles (deux or, deux en argent et deux en bronze), mais en plus ils ont montré qu’on pouvait défendre les couleurs de l’équipe de France avec humilité et amour pour leur pays. A chaque fois qu’un des médaillés a dû répondre aux questions de la presse après son podium, c’est avec le drapeau français qu’il s’est présenté. Que ce soit la star française, Tony Yoka, en or chez les super-lourds ou encore Sofiane Oumiha, pourtant défait en finale des légers. Sans vouloir avancer avec leurs gros sabots, ils tenaient également à faire passer un message. Oui, on peut être issus des quartiers et réussir. Les supporters ne s’y sont pas trompés. Le nombre de messages qu’ils ont reçus de France et du monde entier prouve qu’ils ont tapé juste. Chacun avec leur histoire différente, ils ont trouvé un dénominateur commun dans leur aventure pour exercer ce sport individuel en équipe.

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Georges Quirino

Le spectacle du cyclisme sur route

« On s'ennuie devant le Tour de France ! C'est trop cadenassé par les Sky. Il ne se passe rien ! » Combien de fois ai-je entendu cela cet été sur les routes de la Grande Boucle avant de rejoindre le Brésil ? Le spectacle offert sur la course en ligne des Jeux olympiques, avec des équipes réduites à cinq coureurs maximum, l'absence des oreillettes pour « téléguider » les cyclistes, doit amener à réfléchir sur l'avenir de ce sport. Depuis plusieurs années maintenant, le directeur du Tour de France, Christian Prudhomme, souhaite réduire les effectifs de neuf à huit sur la Grande Boucle. Rio a peut-être montré qu'il s'agissait vraiment là d'une solution pertinente pour déverrouiller les courses cyclistes. « Il faut réfléchir à cela » a indiqué le président de l'Union Cycliste Internationale Brian Cookson pendant les JO : « Mais je doute que les grandes équipes soient d'accord ». Pour avoir plus de show, il faudra encore attendre ...ou regarder Peter Sagan.

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Nicolas Jamain

La médaille de la persévérance pour Mélina Robert-Michon

A 37 ans, elle réussit « enfin » à monter sur la boîte pour ses 5es Jeux. La seule médaille qui manquait à son palmarès. Vingt ans qu'elle s'entraîne pour cet objectif avec ses deux mêmes coaches à Lyon, qu'elle doit jongler entre une vie privée chargée et des heures d'entraînement, qu'elle doit chercher en permanence des financements pour mener à bien son objectif. Cette 3e place au disque consacre aussi la longévité d'une athlète qui ne cesse de progresser. Elle bat son record de France en finale des Jeux ! Enfin cette médaille fait plaisir car elle récompense une athlète d'une extrême humilité et simplicité, adorée par tous au sein de la « famille » athlé.

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Autre top : le bronze de Christophe Lemaitre sur 200m. Il aura fallu attendre 56 ans pour voir un sprinter sur un podium olympique, cinq ans pour voir Christophe Lemaitre prendre sa revanche sur ceux qui le disaient « fini » à 26 ans. Incapable de retrouver son niveau des Mondiaux de Daegu en 2011. Lemaitre n'a jamais cédé à la rancœur ou l'amertume, n'en a voulu à personne, est resté fidèle à son coach de toujours Pierre Carraz à Aix-les-Bains. Sa joie quand il découvre sur l'écran sa 3e place au millième en dit long sur son bonheur. Il y avait dans sa réaction le témoignage d'un soulagement, d'une libération après des années de galère (blessures) et de doute (des chronos qui ne descendent plus, Vicaut qui passe devant...).

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Rio 2016