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JO 2021 (athlétisme): pas de médaille pour Bigot au marteau

Prétendant à la médaille ce mercredi en finale du concours olympique de lancer de marteau, le Français Quentin Bigot a signé un joli 79,39m. Mais dans une compétition aussi relevée, il en manquait pour finir sur le podium...

Quentin Bigot ne rentrera pas de Tokyo avec une médaille, mais il n'a pas à rougir, loin de là. Vice-champion du monde en 2019, et prétendant au podium ce mercredi en finale du concours olympique de lancer de marteau, le Messin de 28 ans a terminé à la cinquième place. Un résultat qui n'est peut-être pas celui espéré pour un athlète qui chasse les médailles, mais qui reste très, très honorable.

Avec un deuxième lancer à 79,39m, Bigot a réalisé l'une de ses toutes meilleures performances, et s'est rapproché de son record personnel (79,70m), récemment amélioré. Seulement, il y avait devant lui du très costaud.

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Il aurait dû exploser son record perso

Premier des qualifications, le Polonais Wojciech Nowicki a cette fois battu son record pour aller chercher l'or, avec près d'un mètre d'avance sur la concurrence (82,52m). Derrière, le Norvégien Eivind Henriksen a lui carrément amélioré le record national (81,58m) pour prendre l'argent. Et l'autre finaliste polonais, Pawel Fajdek, qui était dans le dur depuis le début des Jeux, s'est soudainement réveillé sur sa cinquième tentative pour sortir un lancer à 81,53m et obtenir ainsi la médaille de bronze.

Pour grimper sur la "boîte" au Japon, Bigot aurait donc dû non seulement franchir la barre symbolique des 80m, mais améliorer son record personnel de deux mètres. Le Français, sur une pente ascendante depuis sa suspension pour dopage entre 2014 et 2016, y parviendra peut-être un jour. Mais ce n'était pas pour ce mercredi.

"Je suis un peu déçu car je venais pour une médaille, mais après si on veut être juste c’est la deuxième meilleure performance de ma carrière, j’ai tenu mon rang, je fais une belle série, a-t-il analysé au micro de France Télévisions. Il m’a manqué peut-être LE jet, mais même un jet à plus de 80m n’aurait pas suffi. Ça fait longtemps que je n’ai pas vu un concours aussi relevé au marteau. J’ai progressé depuis Doha (en 2019, ndlr), je progresse encore. Il faut maintenant préparer Paris 2024."

C.C.