RMC Sport

JO de Paris 2024: la justice autorise la reprise des travaux d’une piscine d’entraînement

En juillet 2024, les Jeux olympiques auront lieu à Paris. Des travaux sont effectués pour préparer idéalement ce grand événement sportif. Depuis quelques semaines, les travaux concernant une piscine d’entraînement à Aubervilliers avaient été suspendus. Mais ce mardi, la cour administrative de Paris a levé cette suspension.

Les Jeux olympiques 2024 à Paris approchent peu à peu. Pour préparer au mieux l’évènement, des travaux sont menés dans les infrastructures sportives afin d’accueillir dans les meilleures conditions les sportifs qui y participeront. Mais certains ne voient pas forcément d’un bon œil la multiplication de ces constructions.

Dernier événement en date, la suspension du permis de construire d’une piscine d’entraînement à Aubervilliers en septembre dernier. Mais ce mardi, la cour administrative d’appel de Paris a annoncé via un communiqué que les travaux pouvaient reprendre: "Le juge des référés a accédé à la demande de la commune d’Aubervilliers et levé les effets de la suspension qu’il avait ordonné le 20 septembre, ainsi que l’injonction de mettre fin aux travaux concernés".

"Les travaux du centre aquatique peuvent donc légalement reprendre, à ce stade de la procédure contentieuse" qui doit être jugée au fond en décembre, comme l’a indiqué l’instance dans son communiqué.

D’un montant de 33 millions d’euros, la piscine doit s’inscrire dans le calendrier olympique pour bénéficier des subventions de la Solideo (la société chargée de livrer les ouvrages pour les JO 2024), qui finance un tiers du coût du projet, et être prête à temps pour recevoir les athlètes.

Des associations de défense de l’environnement opposées au projet

Pour entraver ce projet, des centaines de personnes ont montré leur hostilité. Certains en manifestant, d’autres en occupant le site pendant quatre mois avant d’en être évacués. Trois jardiniers et deux associations de défense de l’environnement sont à l’initiative de la procédure d’urgence contre le projet, qui implique la destruction de parcelles de jardins ouvriers. L’AFP ajoute que la construction de cette piscine d’entraînement ampute environ 4.000 m2 à une enclave centenaire de verdure.

Bassin d'entraînement pour les nageurs lors des JO, la piscine doit ensuite être accessible aux habitants de cette ville populaire de la Seine-Saint-Denis, le département le plus pauvre de France. Environ 60% des enfants de ce département situé au nord-est de Paris ne savent pas nager à leur entrée en classe de 6e (autour de 11 ans), notamment faute d'infrastructures suffisantes.

JO avec AFP