RMC Sport

JO : Malgré les tribunes vides, le comité d’organisation est satisfait

-

- - -

Donovan Ferreti, responsable billetterie pour le comité d’organisation Rio 2016, est très satisfait des ventes de billets depuis le début du rendez-vous olympique. Selon lui, on verra de moins en moins de tribunes parsemées dans les prochaines épreuves.

Combien de billets ont été vendus jusqu’à aujourd’hui ?

Le dernier chiffre que nous avons, c’est 84% des billets qui ont été vendus. Mais on continue à bien vendre tous les jours. Ça fait partie de la culture brésilienne, d’acheter au dernier moment. Mais l’Amérique du sud aussi achète beaucoup à la dernière minute. Il y a une grande demande, principalement de l’Argentine et du Chili. Chaque jour qui passe, on vend de plus en plus de billets. Nous sommes en train de comptabiliser ces dernières entrées.

A lire aussi >>> JO : Impressionnante file d'attente à l'entrée du parc olympique

Quels sont les sports les plus concernés par ces ventes de dernière minute ?

Nous voyons ça pour tous les sports. Les gens veulent vraiment faire partie des Jeux maintenant. Nous vendons des billets pour le rugby, le hockey… Des fois, la personne entre seulement dans le parc olympique, elle a une expérience magnifique et revient le jour suivant pour assister à une épreuve. C’est l’esprit olympique que nous sommes en train de vivre, indépendamment de l’endroit, de la compétition. Tous les billets se vendent et nous en sommes très heureux.

Il y a pourtant un paradoxe : des personnes faisant la queue pour acheter des billets, déjà épuisés, alors que certains stades n’affichent pas complet. C’est le cas notamment du beach-volley. Comment l’expliquez-vous ?

En ce moment, dans les phases préliminaires au beach-volley, le spectateur entre avec un billet et peut voir jusqu’à quatre matches. Parfois, la session est un peu longue et le spectateur ne veut pas assister à la session entière. Il va voir le pays qu’il supporte, ou le Brésil, et il finit par quitter le stade avant la fin. Bientôt dans les phases éliminatoires, il y aura un match par session. Donc vous n’aurez plus cette sensation que le stade est vide parce que tous les sièges seront occupés. Malheureusement, quand quelqu’un ne se présente pas, nous ne pouvons pas revendre sa place. Mais nous verrons ça de moins en moins lors des phases éliminatoires.

N’y a-t-il pas un problème avec les sponsors qui donnent des billets pour des personnes qui ne viennent pas ?

Cela peut arriver, ça arrive à tous les matches. Mais cela concerne un nombre de places très réduit. Et nous avons un projet social qui fait que si le sponsor ne peut pas venir, il peut donner sa place pour une ONG ou une communauté moins favorisée. Nous avons aussi un programme depuis 2014, avec beaucoup d’écoles publiques et de favelas qui sont inclues dans ces événements. Nous avons toujours une partie des billets qui leur sont réservés. Ils nous aident, ont une expérience olympique et connaissent des sports qui ne sont pas si populaires ici mais qui le seront après les Jeux sans aucun doute. Plus de 200 000 personnes sont concernées jusqu’à maintenant.

Certains athlètes ont manifesté leur déception de ne pas jouer dans un stade plein. Cela ne dérange pas le comité organisateur Rio 2016 ?

Bien sûr que cela nous préoccupe. Quand nous vendons toutes les places, nous voulons voir un stade plein. Nous ne voulons pas offrir à l’athlète seulement un terrain de compétition parfait, dans les règles, pour qu’il donne son meilleur, mais aussi lui offrir l’appui des supporters.

A lire aussi >>> JO 2016 : les drapeaux chinois, qui font scandale, vont être changés

Mélanie Ferreira à Rio