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JO Rio 2016: Obry voit "deux ou trois médailles d’or" pour l’escrime française

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Rentrée bredouille de Londres, l’escrime française espère rebondir à Rio l’été prochain. Sans réel leader mais avec de vraies chances de médailles selon Hugues Obry, entraineur de l’équipe de France d’épée, qui mise beaucoup sur la jeune Ysaora Thibus.

Après le zéro pointé de Londres, l’équipe de France d’escrime aborde les Jeux Olympiques de Rio dans l’ombre. Boudée des médias, cette spécialité tricolore pourrait pourtant apporter quelques médailles à la délégation française l’été prochain. « Depuis trois ans, on fait des trucs monstrueux, mais on s’est perdus aux Jeux, explique Hugues Obry, entraineur de l’équipe de France d’épée. Et quand tu te loupes aux Jeux, tu es un peu mis aux oubliettes. Mais trouvez-moi un sport dans lequel on a quatre mecs dans les neuf meilleurs mondiaux ! »

Deux ou trois médailles d’or possibles

Même sans grands leaders comme ont pu l’être Laura Flessel, Brice Guyart ou les frères Jeannet, les Bleus peuvent monter sur la boîte… voire décrocher l’or. « Je dirais deux chances de médaille d’or, une troisième si ça veut sourire », résume Hugues Obry, qui cite l’équipe France d’épée masculine, le fleuret masculin par équipe, Gauthier Grumier à l’épée voire Ysaora Thibus au fleuret. « Il peut aussi y avoir une grosse performance des sabreuses dames, qui montrent beaucoup de régularité et peuvent créer l’exploit. »

Thibus, le grand espoir

Ysaora Thibus. Un nom sur lequel Hugues Obry mise beaucoup. L’entraineur de l’équipe de France d’épée voit en la fleurettiste de 24 ans un espoir, tant sur le plan sportif que médiatique : « Il n’y a plus de gens connus du grand public, mais il y a des personnalités. Aujourd’hui, on a une fleurettiste numéro 5 mondiale, Ysaora Thibus. Et je pense que les médias vont se l’arracher. »

Le géant Borel

Autre profil intéressant, celui du géant Yannick Borel. Avec ses 2 mètres et ses 105 kg, un physique atypique pour un escrimeur, l’épéiste détonne. « A Londres, il a fait septième et c’était la meilleure performance, rappelle Hugues Obry. Il y a eu beaucoup de travail avec lui, on ne l’a pas vu pendant deux ans et demi. Là, il réapparait un peu et est en course pour les Jeux. Avec son gabarit, on se demande comment le judo l’a loupé parce qu’il aurait fait suer beaucoup de monde. On lui demande de l’explosivité : c’est dur pour lui mais quand on l’a en face, on se prend deux tonnes et on a des bleus de partout ! » De quoi espérer faire un coup à Rio.

dossier :

JO de Rio 2016

A.Bo