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JO Tokyo: les spectateurs autorisés pour le relais de la flamme mais interdiction de crier

Si la présence de spectateurs est encore incertaine pour les Jeux olympiques de Tokyo cet été, le relais de la flamme, qui débutera en mars, se fera bien devant du public. Mais les spectateurs présents devront porter un masque et ne pourront pas crier.

C’est l’une des premières échéances des Jeux olympiques de Tokyo, reprogrammés cet été (23 juillet-8 août). Le relais de la flamme olympique partira bien le 25 mars prochain de Fukushima, dans des conditions inédites liées à la situation sanitaire actuelle. Ce jeudi, les organisateurs ont publié quelques règles à suivre pendant le relais.

Si la question se pose encore pour les Jeux de Tokyo ce été, les spectateurs seront bien autorisés à assister, le long du parcours, au relais de la flamme olympique au Japon. Avec le port du masque obligatoire, les cris et acclamations seront interdits. Le public concerné ne pourra assister qu'à certains segments du relais près de chez eux: "Ils doivent soutenir par des applaudissements ou en utilisant des choses distribuées plutôt qu'en criant ou en acclamant (...) Des segments du relais seront suspendus s'il y a un risque d'encombrement", ont prévenu les organisateurs.

La présence sur certains points du parcours se fera uniquement sur réservation et les informations concernant les porteurs de la flamme ne seront communiquées qu'à la dernière minute. "Nous n'essayons pas de décourager les gens", mais il faut "éviter les zones encombrées", a déclaré Teruhiko Okada, directeur exécutif du bureau du relais de la flamme.

Les relayeurs seront sans masques

Concernant les relayeurs, ces derniers pourront courir sans masque, à condition de garder une distance suffisante par rapport aux autres. Les porteurs de la flamme et le personnel participant au relais devront compiler "un dossier médical précis dans les deux semaines précédant leur participation et sont priés d'éviter les activités à risque, notamment de manger au restaurant ou d'aller dans des endroits bondés". Les organisateurs affirment que le relais ne sera pas automatiquement arrêté si un coureur qui a participé est ensuite testé positif. La "politique de base" sera de continuer, à moins qu'il n'y ait un large "cluster".

Certaines régions du Japon sont actuellement sous le coup d'un état d'urgence, qui doit être levé d'ici le 7 mars. Mais les directives avertissent que des segments du relais pourraient être suspendus si l'état d'urgence est réimposé dans des zones où la flamme olympique doit passer.

Le relais doit transhumer par les 47 départements du Japon, mais certains y sont opposés. Tatsuya Maruyama, gouverneur du département peu peuplé de Shimane (ouest du Japon), a averti qu'il pourrait annuler l'événement si la situation du coronavirus ne s'améliore pas, selon des médias locaux.

La présence des spectateurs décidée "au printemps"

"La situation sanitaire va varier d'une région à l'autre, nous devons en tenir compte et il sera très important d'avoir une approche méticuleuse", a prévenu la nouvelle présidente de Tokyo 2020, Seiko Hashimoto. "Nous voulons connecter le pays tout entier sous le concept du relais de la flamme: l'espoir éclaire notre chemin", a déclaré Seiko Hashimoto qui espére qu'une décision sur le nombre de spectateurs autorisés à entrer dans les stades serait prise à peu près au moment où le relais de la flamme commencerait.

Les organisateurs avaient précédemment évoqué "le printemps". Le président du Comité international olympique (CIO), Thomas Bach, a déclaré mercredi qu'une décision sur la présence de spectateurs étrangers pourrait être prise en avril ou début mai.

ALR