RMC Sport

Jouanno : « On peut renverser la tendance »

Jouanno : « On peut renverser la tendance »

Jouanno : « On peut renverser la tendance » - -

La ministre des Sports reste persuadée que la candidature d’Annecy peut créer la surprise face à Pyeongchang et Munich, ce mercredi à Durban (Afrique du Sud) lors du vote pour l’organisation des Jeux d’hiver 2018. Le tout sans mâcher ses mots.

Madame la ministre, vous êtes arrivée le 2 juillet à Durban et repartirez le 7. Quel est votre mission ?

Je suis là pour mettre en avant notre candidature aux membres du CIO, j’en vois une quinzaine aujourd’hui. C’est important de connaitre chaque membre et ses centres d’intérêts. On utilise tous les arguments possibles, mais ce n’est pas que du business. Il faut sortir de cette idée. C’est aussi la mise en avant de certaines valeurs de l’olympisme.

Avez-vous senti vos interlocuteurs réceptifs ?

J’ai senti un déclic. D’abord à Annecy en février, puis à Lausanne devant les membres du CIO, et ici. C’est maintenant qu’il faut créer la différence. Les membres que j’ai rencontrés sont en train de penser que quelque chose est en train de se jouer.

La victoire est-elle encore envisageable ?

On peut retourner la tendance. Je dis ça à partir de la qualité de notre candidature, mais aussi grâce à l’expérience qu’on a des précédentes candidatures. C’est finalement un avantage d’être outsider, enfin, de l’avoir été jusqu’en janvier (sic), plutôt que d’être dans la peau du favori.

Quelle est l’ambiance au sein de la délégation française ?

Il y a une très bonne ambiance. On a récupéré une candidature qui allait mal. Il a fallu remettre les choses en ordre, et il y a eu des grincements, mais ça c’était en janvier, février. Aujourd’hui, on marche tous dans la même direction.

La présentation peut-elle contribuer à renverser la tendance ?

Le but est de créer un frisson, de surprendre. Quand vous regardez une montagne, c’est ce que vous ressentez. Il faut que les membres du CIO se disent qu’ils vont vivre quelque chose d’unique dans les Alpes. On a travaillé dur, on a réécrit les discours. Je n’aime pas l’amateurisme.

En cas de défaite, la France va-t-elle représenter un dossier de candidature ?

C’est évident que la France restera dans la course pour l’olympisme. Eté, hiver, et quand, ça doit faire l’objet d’une discussion avec Denis Masseglia, président du CNOSF, le gouvernement, et éventuellement des villes candidates. Trop souvent, ça s’est décidé sur un coin de table.