RMC Sport

Les tireurs français en éclaireurs

Anthony Terras

Anthony Terras - -

Première délégation française à avoir posé le pied dans la capitale anglaise avant les tennismen et les gymnastes, les tireurs tricolores sont arrivés ce matin à l’aéroport de Londres. Une arrivée forcément encadrée compte tenu de leurs outils de travail.

C’est sous un beau soleil londonien que les tireurs olympiques français ont pris leurs quartiers ce lundi dans la capitale anglaise. Premiers athlètes tricolores à débarquer en terres britanniques, les « snipers » bleu-blanc-rouge ont également eu la particularité d’arriver à Londres par les airs, à l’aéroport d’Heathrow. Une singularité justifiée par la nature même de leur matériel, à ne pas mettre entre toutes les mains, et qui fait nécessairement d’eux les athlètes les plus surveillés de ces Jeux Olympiques.

Un premier contrôle des armes par la douane anglaise rapide et efficace, d’après Anthony Terras, tireur de skeet : « Franchement, nous nous attendions à pire et cela a été très bref, assure le médaillé de bronze à Pékin. Notre fédération, qui a fait toutes les démarches en amont, a fait du bon travail » raconte le Marseillais, qui vivra à Londres ses troisièmes JO.

Des armes bien gardées

L’équipe de France de tir a donc pénétré en éclaireur dans les cinquième et sixième étages de leur l’hôtel, quelques heures avant les délégations de tennis et de gymnastique. Mais contrairement à Tsonga, Benneteau et consort, les tireurs n’ont pas le droit d’emmener avec eux dans l’hôtel leurs outils de travail. Sécurité oblige, les armes doivent rester sur les stands de tir, gardées sous-haute surveillance. Des dispositions particulières pour une discipline à part, qui débutera le 30 juillet, avec en ligne de mire les premières médailles à offrir à la France.

Anthony Tallieu