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Les tops et les flops français

Teddy Riner

Teddy Riner - -

Entre les sacres olympiques de Riner, Agnel ou encore des Experts, et le bide de l’escrime ou la piètre prestation de Laure Manaudou, le bilan tricolore est contrasté et pimenté. RMC Sport revient sur 15 jours d’émotion.

LES TOPS

Teddy Riner, le sacre d’un géant
Vainqueur du Russe Mikhaylin en finale des +100kg, le quintuple champion du monde a décroché, à 23 ans, la médaille d’or olympique, le dernier titre qui manquait à son palmarès. Monstrueux.

Décosse le méritait tellement
« Je savais que c’était la dernière plus grosse journée de ma vie. » Comme Riner, Lucie Décosse n’a pas manqué son rendez-vous avec l’histoire. Pour ses derniers JO, la judoka au palmarès long comme un bras décroche l’or olympique dans la catégorie des -70kg. Enfin.

Le judo français a enflammé Londres
Outre l’or de Riner et Décosse, les Bleus sont repartis de Londres avec cinq médailles de bronze, portant le total à sept breloques (deux de plus qu’en 2008). Priscilla Gneto (-52kg), Automne Pavia (-57kg), Gévrise Emane (-63kg) et Audrey Tcheuméo (-78kg) chez les filles, Ugo Legrand (-73kg) chez les garçons, ont fait honneur au judo tricolore.

Agnel, l’incroyable razzia
A seulement 20 ans, Yannick Agnel a été l’un des héros de ces JO. Couvert d’or sur 200m et le relais 4x100m, puis d’argent sur le relais 4x200m, il a impressionné les plus grands. Tel Michael Phelps : « Son 200m figure parmi les cinq plus grandes courses de tous les temps », lâche la légende américaine.

Muffat, une nageuse en or
Favorite du 400m NL, Camille Muffat s’est adjugée le titre olympique dont elle rêvait, huit ans après le sacre de Laure Manaudou sur cette distance. Elle est aussi repartie avec une médaille d’argent autour du cou grâce au 200m et une de bronze avec le relais 4x200m. 

Florent Manaudou, le coup de tonnerre
Personne n’attendait le frère de qui vous savez sur la plus haute marche du podium. A l’issue d’un 50m de folie, Florent Manaudou, 21 ans, a décroché une médaille d’or aussi inattendue que jubilatoire. Son embrassade avec sa sœur près du bassin restera l’une des images fortes de ces Jeux.

Un relais pour l’histoire
Après une longue attente, le relais français du 4x100m emmené par le quatuor Leveaux-Lefert-Gilot-Agnel, a enfin réussi à dompter les Américains pour s’adjuger l’une des plus belles médailles d’or de ces JO en natation.

Nice, capitale mondiale de la natation
L’Olympic Nice Natation peut être fier de ses héros. Les quatre pensionnaires du club azuréen, Muffat, Agnel, mais aussi Clément Lefert (or sur 4x100m) et Charlotte Bonnet (bronze sur 4x200m) sont tous revenus de Londres avec une médaille autour du cou. Exceptionnel.

Estanguet, un titre pour l’histoire
En s’imposant dans l’épreuve de slalom en canoë monoplace (C1), le Palois est devenu le premier français à remporter trois médailles d’or sur trois JO dans la même épreuve (2000, 2004 et 2012). Chapeau l’artiste.

Lavillenie dans les étoiles
Grâce à une barre à 5,97m franchie à son ultime essai, le Clermontois décroche la première médaille d’or de l’athlétisme français depuis Marie-Jo Pérec et Jean Galfione, dans cette même discipline, en 1996. Une consécration logique pour un athlète hors-norme.

Mekhissi, l’argent lui va si bien
Comme à Pékin en 2008, le Rémois Mahiédine Mekhissi s’est mêlé à la lutte avec les Kenyans sur 3000m steeple. Et comme il y a quatre ans, il a décroché l’argent. 

Le braquage des Bleues était presque parfait
A l’image de Céline Dumerc, intenable durant tout le tournoi olympique, les basketteuses tricolores, finalistes face aux USA (86-50), ont fait vibrer la France.

Les Experts dans la légende
Les qualificatifs manquent pour évoquer le 2e sacre olympique consécutif des handballeurs tricolores, vainqueurs en finale de la Suède (22-21). Doubles champions du monde et double champions olympiques, les hommes d’Onesta sont des légendes.

LES FLOPS

Un fiasco pour l’escrime
Pour la première fois depuis 1960, l’escrime tricolore repart des Jeux sans la moindre médaille. Cette discipline, qui était la plus grande pourvoyeuse de breloques pour la France (115 au total), est au fond du trou.

Lemaitre loin du compte
Il avait fait l’impasse sur le 100m pour décrocher un podium sur le 200. Raté. Après une décevante 3e place en demi-finale, le sprinteur d’Aix-les-Bains hérite d’un mauvais couloir en finale et ne peut se mêler à la lutte avec les géants du sprint. Il termine en 6e position.

Laure Manaudou a fait pschitt
Son retour a tourné court. La championne olympique du 400m NL (2004) a été éliminée dès les séries du 100m dos et du 200 m dos, signant sur cette dernière distance un triste 2’14’’29, « un temps que j’aurais pu faire en sélections régionales », souffle-t-elle. Laure se consolera avec la médaille d’or… de son frère, Florent.

Lacourt, la frustration
Favori de la finale du 100m dos, le beau gosse de la natation française est l’un des rares à avoir déçu : « J’avais travaillé pour ça et me voir échouer là, au pied du podium, c’est très frustrant », soupire Lacourt.

L’aviron fait plouf
La médaille d’argent remportée par la paire Chardin-Mortelette (deux sans barreur) n’effacera pas un bilan très décevant pour l’aviron français, habitué aux podiums.

Zéro pointé pour l’équitation
Avec un total de 34 récompenses olympiques, l’équitation était le quatrième meilleur pourvoyeur de médailles derrière l’escrime, le cyclisme et l’athlétisme. Mais à Londres, les cavaliers français ont tous échoué.

Cyclisme, ce n’est plus la piste aux étoiles
Malgré trois médailles d’argent sur la piste, difficile de ne pas regretter la deuxième place de Grégory Baugé dans l’épreuve de vitesse. Surclassés par d’impressionnants Britanniques, les pistards tricolores peuvent revoir leur copie.

Les Bleus ne se voilent plus la face
Exceptée une médaille de bronze pour Jonathan Lobert (Finn), la voile française n’aura pas brillé outre-Manche. Avant les JO, l’objectif fixé par le DTN, Philippe Gouard, était de six médailles…

Absalon, la poisse
Victime d’une crevaison dès le départ, le double champion olympique de VTT abandonne au bout de 10 minutes de course. De son propre aveu, il n’est pas dit qu’il s’en remette.

Aurélien Brossier