RMC Sport

Les VIP ont aussi leur village olympique

Sebastian Coe

Sebastian Coe - -

A quelques jours du coup d’envoi des Jeux de Londres, les membres du Comité international olympique ont pris leurs luxueux appartements dans un des palaces londoniens. Plongée au cœur du gratin olympique.

C’est l’autre village olympique mais ici, on ne déambule pas claquettes aux pieds. L’hôtel Park Lane Hilton est autant hérissé de drapeaux que de portiques de sécurité. Faisant face à Hyde Park, au bout de la célèbre Picadilly street, les vingt-huit étages du palace abritent la colonie des happy fews de la quinzaine londonienne. Celle que l’on appelle communément « la famille olympique ». On y croise le gratin des Jeux, ceux qui ont doublement réussi : leur carrière sportive et leur reconversion. Dans le lobby de l’hôtel, une fois passés les bobbies, le personnel de sécurité, les volontaires, les Olympiens se tombent dans les bras. Retrouvailles, quatre ans après Pékin ou deux ans après Vancouver. Depuis samedi, les VIP des XXXes Jeux Olympiques d’été affluent, transférés de l’aéroport d’Heathrow en navettes spéciales. Et même le soleil s’est levé.

Dimanche, Sebastian Coe a fait une apparition éclair. Le patron des Jeux, en tenue violet et beige des volontaires, a salué son armée de petites mains, avant d’en serrer d’autres, plus augustes. Au pas de charge, déclinant tout commentaire (« Je suis en plein travail »), il s’est engouffré dans l’ascenseur avec sa garde rapprochée. Sepp Blatter, le patron de la plus puissante des fédérations, la FIFA, a fait irruption en veste bleu ciel à l’heure du goûter. Les têtes se sont tournées, un curieux silence s’est fait, sur le passage d’un Suisse malmené par les scandales. Ascenseur, étage 24. Quatre étages plus haut, au bar panoramique, Frankie Fredericks, l’ancienne star du sprint namibien, profitait de l’altitude et du calme pour préparer l’élection à la commission des athlètes.

Drut bise, Killy salue

A tous les étages, Russes de Sotchi 2014, Brésiliens de Rio2016, Japonais de la candidature de Tokyo 2020 et Africains du dernier « Big First », le dernier continent qui attend ses premiers Jeux comme on dit dans le jargon olympique, tout le monde s’affaire. Guy Drut « paluche » et bise à tout va, fidèle à son mentor politique Jacques Chirac. Jean-Claude Killy, arrivé lundi, blaser bleu nuit, mèche impeccable, multiplie les salutations aristocratiques. Ça tombe bien. Dans la soirée, Sa Majesté la Reine Elisabeth II recevra le gratin de l’olympisme à Buckingham. La routine des VIP.

Louis Chenaille à Londres