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Londres sous haute tension

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A 2 jours de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques, Londres peaufine ses derniers réglages en matière de sécurité. Menace terroriste, crimes organisés ou autres manifestations, la capitale anglaise a envisagé le pire.

Avec 17 000 militaires, 12 500 policiers, 7 500 vigiles privés et 3 000 bénévoles, c’est plus de 40 000 personnes qui seront déployées pour sécuriser Londres du 27 juillet au 12 août durant les Jeux Olympiques. Menace terroriste, crimes organisés, manifestations, tout est envisagé. Ce dossier, qui apparaît comme la plus grande préoccupation des organisateurs pour ces JO 2012, est sur la table de Chris Allison, commissaire adjoint de police et coordinateur de la sureté, depuis septembre 2008. « Notre objectif est de nous assurer que le sport est au centre de l’attention », a-t-il confié lors d’une conférence à Londres. Les opérations sont conçues pour prévenir les grands risques ».

Et pourtant, la gestion de la sécurité dans la capitale anglaise durant la quinzaine olympique reste un grand point d’interrogation. La presse britannique n’a d’ailleurs pas hésité à pointer du doigt des défaillances inquiétantes. Choisie par le CIO pour gérer le recrutement et la formation des agents de sécurité, la société privée G4S, plus importante société de gardiennage privée au monde, n’a pu fournir qu'une petite partie des 10 400 gardiens attendus. De son côté, le tabloïd The Sun a dû relancer le débat du terrorisme en révélant avoir « infiltré un réseau criminel offrant des faux passeports et l'accès à Londres en tant que personnel de soutien bidon ».

1 200 soldats en renfort

1 200 soldats seront déployés pour sécuriser ces JO. Des renforts appelés pour pallier notamment la défaillance de G4S. « La société n’a pas été fiable. Nous voulons des gens mieux formés, regrette Paul Deighton, directeur exécutif du comité d’organisation des JO. On veut retirer tout risque à notre programme. Nous voulons que toutes les choses fonctionnent avec des travailleurs fiables, comme les militaires ». A quelques heures de la cérémonie d’ouverture (vendredi 27 juillet), Chris Allison se veut rassurant. « Nous avons fait des hypothèses en fonction d’un niveau élevé. Il y a des menaces dans le monde entier. On essaye de tout mettre en place pour contrecarrer le terrorisme ».

Londres imagine tous les scénarios possibles, pour ne surtout pas revivre le 7 juillet 2005 où 4 attentats suicides avaient fait 56 morts dans les métros et bus visés. Pour cette compétition pas comme les autres, les forces de police seront présentes sur 11 sites. En journée de pointe, 12 000 officiers seront ainsi déployés (pas moins de 9500 rien qu’à Londres), qui s’ajoutent à ceux déjà en poste habituellement. Pas trop pour garder un œil sur les 15 millions de voyageurs quotidiens attendus durant la quinzaine…

Alexandre Mispelon avec Pierrick Taisne, à Londres