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Martinot-Lagarde entre déception et dépit après l'annonce du huis clos à Tokyo

Les Jeux olympiques de Tokyo auront lieu du 23 juillet au 8 août prochain sans public, compte tenu du regain de la pandémie de Covid-19. Pour Pascal Martinot-Lagarde, c'est un nouveau défi.

Reportés d'un an à cause de la pandémie de Covid-19, les Jeux olympiques auront bien lieu cet été, du 23 juillet au 8 août, mais sans public. Face à l'augmentation du nombre de cas positifs, la ministre Tamayo Marukova a tranché. Dans une interview accordée à France Info, Pascal Martinot-Lagarde se dit déçu mais affiche une certaine résignation.

"Je ne m'y attendais pas du tout. Je pensais que les Japonais seraient autorisés à venir. En toute honnêteté, c'est comme si j'étais émotionnellement distant avec ces Jeux depuis l'année dernière, confie le hurdler français. Nous ne sommes plus à une mauvaise nouvelle près. En fait, j'ai compris que ces JO allaient être très spéciaux, qu'il fallait les prendre comme tels, et ne pas se faire avoir par l'émotion."

Un nouveau défi pour l'athlète français

Même s'il confie que l'atmosphère sera différente, il s'est préparé à cette hypothèse. "À titre personnel, je m'étais préparé à toute éventualité. Mais il est vrai qu'à capacité physique égale, l'écart entre une bonne performance et une très bonne performance, ce n'est pas l'athlète, mais la compétition en elle-même, note le spécialiste du 110m haies. Lorsque l'on dispute une grosse course, on ressent davantage d'adrénaline que dans une petite. On est plus boosté. L'engouement qu'offre le public est énorme. Lorsqu'il n'y a pas cet engouement, il faut parvenir à le trouver au fond de soi-même, de l'intérieur. Et non pas l'attendre de l'extérieur. C'est tout le défi qui nous attend désormais à Tokyo."

Aris Djennadi