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Mekhissi : « Gagner la guerre dimanche »

Mahiedine Mekhissi

Mahiedine Mekhissi - -

Qualifié pour la finale du 3000m steeple dimanche, Mahiédine Mekhissi jouera crânement sa chance. Le vice-champion olympique de Pékin espère être à son meilleur niveau et avoir de bonnes jambes comme ce vendredi matin pour ramener l’or.

Mahiédine, comment s’est passé votre première course ?

Techniquement, tactiquement, tout s’est bien passé. J’ai aussi couru à l’économie. J’avais de bonnes jambes et je suis très content d’avoir passé ce premier tour. Je crains beaucoup les séries car il peut y avoir beaucoup de chutes. J’ai fait très attention aux bousculades. Avant la course, j’ai discuté avec mon entraîneur, Philippe Dupont (entraîneur national, ndlr). Nous savions que c’était la course la plus relevée. Je n’étais pas tête de série et forcément, je suis tombé sur une grosse série avec le vice-champion d’Europe, le champion d’Afrique. Je suis content d’avoir gagné. J’ai gagné une bataille mais il faut gagner la guerre dimanche. J’ai deux jours pour récupérer. 

Etes-vous au niveau auquel vous vous attendiez ?

L’objectif était de voir mon niveau de forme aujourd’hui (vendredi). Je suis très bien. Je me suis promené, j’étais à l’aise, avec des allures en 8’15. J’attends de voir dans deux jours. A présent, j’ai hâte de voir mes adversaires. Il y a du niveau sur 3000m steeple. Les Ougandais, les Ethiopiens, les Kényans, les Marocains sont très forts. Je suis sûr de mes forces.

On vous sent justement très sûr de vous…

Il faut être positif. Je suis quelqu’un qui, même après un échec, positive. Il faut toujours se remettre en question et ne jamais penser au négatif. Je crois en moi. Je me suis entraîné très dur. Je croise les doigts pour dimanche. Nous sommes plusieurs à prétendre au podium. Ce qui fera la différence, c’est la récupération. Il ne faudra pas flancher. Ce sera une guerre des nerfs.

Comment allez-vous aborder cette finale ?

Sincèrement, je n’ai pas vraiment de tactique. Il faut avoir en tête plusieurs scénarii de course. Personnellement, j’en ai plusieurs. Ce sera très dur, ça va courir vite. Il faudra tout donner, mouiller le maillot, se faire mal et ne rien lâcher. Mes adversaires sont en forme. Je respecte tous mes adversaires mais j’ai hâte d’être à dimanche. Le plus dur sera de patienter. J’ai 48h pour m’occuper. Je vais essayer de gagner. Quand on est au départ d’une course, c’est pour la gagner. Après, on prend ce qu’il y a à prendre.

Propos recueillis par Jean-François Péres à Londres