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Monclar : « Du 10 contre 1 pour les Braqueuses »

Jacques Monclar

Jacques Monclar - -

Jacques Monclar, membre de la Dream Team RMC Sport, se prépare au choc entre la France et les Etats-Unis ce samedi (22h). Il estime que les Bleues ont 10% de chances de l’emporter. « On le répète un peu. Mais au basket, on voyage. Nos garçons en 2000 étaient très forts derrière, très bons sur les côtés mais ça pouvait être inconstant à l’intérieur. Même s’il y avait de la vaillance, Frédéric Weis, Cyril Julian et Crawford Palmer, ce n’était pas l’équivalent de ce qu’ont les filles à l’intérieur. On rajoutera Thierry Gadou et Jim Bilba car il ne faut pas les oublier. En taille, nous étions mangés. Quand à 4 minutes 10 de la fin (en finale à Sydney 2000, ndlr), le coach américain est obligé de prendre temps mort avec seulement 4 points d’avance, il y avait le feu à la maison. On signe pour que les filles se retrouvent dans la même situation ce samedi. C’est du 10 contre 1. Mais lorsque tu as une chance, tu as une chance. Le problème est qu’à un moment, tu fatigues, tu manques des shoots. Le match de l’Australie est un bon révélateur. L’Australie a fait 25 minutes exceptionnelles mais au final, il y a presque 15 points d’écart car physiquement, au bout d’un moment, il t’arrive le tsunami dans la tête. C’est dur. »

L’atout WNBA

« Dans notre équipe, il y a pas mal de filles qui ont joué en WNBA (la NBA féminine, ndlr). Elles sont habituées à la pression défensive, au contact, à la densité physique. En termes de basket, le basket collectif qu’a élaboré Pierre Vincent est super. Marion Laborde et Clémence Beikes sont individuellement à mille lieues des Américaines mais dans le collectif des « Braqueuses », ces filles ont un rôle. C’est une équipe qui a de l’expérience, du vécu, qui a été championne d’Europe en 2009. Elles restent sur 10 victoires consécutives en match officiel. C’est une équipe qui lorsqu’on lui propose le niveau 1, elle joue le niveau 1. Mais quand on lui propose le niveau 9, elle joue le niveau 9 comme ces matchs fabuleux contre l’Australie ou la Russie. Les filles s’ajustent. Ce samedi, c’est un niveau inconnu. Tu rentres dans la Twilight zone. »