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Nicolas, gardienne du temple

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Elue à plusieurs reprises meilleure gardienne du monde, Valérie Nicolas entame son dernier défi avant de tirer sa révérence.

Ses débuts
« Je ne me sens absolument pas vieille dans ma tête. » A 32 ans, la gardienne de l’équipe de France de handball rappelle qu’elle est toujours motivée pour les Jeux Olympiques de Pékin. Quand elle commence à dix ans le handball, Valérie ne se doute pas qu’elle va devenir la plus grande gardienne du monde. Ce n’est que six ans après qu’elle fait le choix d’évoluer à ce poste. Son premier grand club est l’ES Besançon qu’elle intègre en 95. En 2003, l’année de la consécration, elle réalise le quadruplé en club, en remportant le championnat, les deux coupes nationales et la coupe des vainqueurs de coupes. La même année, avec la sélection, elle remporte le titre mondial face à la Hongrie. A la suite du tournoi, elle est élue meilleure joueuse de la compétition. La roue tourne l’année suivante. Aux JO d’Athènes, elle se blesse (rupture du ligament croisé antérieur du genou gauche) et l’équipe de France échoue au pied du podium. Par la suite, Valérie va connaître deux clubs danois : le Viborg HK et depuis 2007, le Ikast Bording. Avec le premier, elle réalise son rêve en remportant la Ligue des Champions. Valérie mettra un terme à sa carrière de handballeuse professionnelle après Pékin.

Sa qualification
En terminant premières de leur Tournoi de qualification olympique, les Bleues se sont qualifiées pour les Jeux Olympiques de Pékin. Elles rencontreront au 1er tour l’Angola (champion d'Afrique), le Kazakhstan (Champion d'Asie), la Roumanie, la Norvège (championne d’Europe) et la Chine. Les quatre premières équipes disputeront les quarts de finale.

Son contexte
L’équipe de France de Handball effectue un mois de préparation intense avec au programme plusieurs stages d’entraînements physiques et plusieurs matchs tests. Deux premiers matchs tests auront lieu contre l’Allemagne les 12 et 13 juillet. Les trois derniers matchs seront contre le Brésil, la Russie et la Roumanie, les 24,26 et 27 juillet. La compétition commence le 9 août.

Valérie Nicolas, le pari olympique de François Giuseppi
« Valérie, c'est Wonderwoman ! A chaque match, elle enfile son costume de super héros pour sortir l'équipe de France de situation mal embarquée. Gardienne des bleues, j'ai envie de dire gardienne du temple. Avec elle, c'est toute une génération de handballeuses qui va tirer un trait sur leur carrière en bleue après Pékin.5ème lors du dernier mondial en France, les plus jeunes avaient tout de suite embrayé : « On fera une médaille aux JO pour Val et les autres ! »Je crois aux histoires écrites à l'avance. Avec une fille aussi charismatique que Valérie Nicolas dans les buts, c'est toute une équipe qui est pari olympique dans cette aventure. Plus même : c'est tout un sport. »

La rédaction