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Péraud : « Plus de plaisir sur mon VTT »

Jean-Christophe Péraud

Jean-Christophe Péraud - -

Trois semaines après avoir couru le Tour de France, Jean-Christophe Péraud, vice-champion olympique de VTT à Pékin derrière Julien Absalon, cherchera à décrocher une nouvelle médaille ce dimanche à Londres (14h30). En s’éclatant.

Jean-Christophe, que ressentez-vous avant de participer à ces Jeux Olympiques ?

C’est un plaisir. C’est le rêve de tout sportif de participer aux Jeux et ensuite, d’avoir une médaille si possible. C’est une super expérience. Une fois qu’on y a goûté, on veut toujours revenir. J’affectionne tout particulièrement les Jeux Olympiques et j’adore le VTT. J’avais une folle envie de revenir et de participer à ces Jeux.

Comment avez-vous récupéré du Tour de France ?

Ça a été un petit peu difficile. Je ne suis pas sorti du Tour comme j’aurais aimé en sortir. L’an dernier, j’étais en super forme. Là, j’étais un petit peu fatigué. Il y avait peu de temps pour la récupération. J’ai essayé de gérer au mieux ces trois semaines. J’espère que ce sera payant. Et que je serai présent dimanche.

Comment votre expérience du Tour peut-elle vous aider ?

Ça aurait pu m’aider dans le sens où c’est une grosse charge de travail physique, pour être en grande condition. Malheureusement, ça n’a pas été le cas pour moi. C’était le point qui aurait pu être bénéfique. Pour l’instant, c’est un point d’interrogation.

Comment parvenez-vous à passer de la route au VTT ?

Il faut re-pratiquer la discipline, tout simplement. Pendant trois semaines, je n’ai fait que de la route. Donc après, j’ai pris mon VTT et j’ai roulé. Je n’ai dû faire qu’une seule sortie sur route.

Prenez-vous plus de plaisir sur la route ou en VTT ?

Le VTT, c’est plus ludique. Il y a tous ces franchissements qui sont intéressants, même s’ils font parfois peur. Je prends plus de plaisir à piloter sur mon VTT.

Quelles ont été vos premières impressions lors des entraînements sur ce circuit ?

Le premier jour, ça a été plutôt catastrophique. C’est un circuit assez engagé, artificiel. Sur les difficultés, il faut passer du premier coup. Sinon, on risque de se blesser. Le premier contact avec le circuit a été difficile. Dès le deuxième jour, ça allait déjà beaucoup mieux. J’ai eu de meilleures sensations. J’ai commencé à trouver mes traces, à passer tous les obstacles correctement. Ça devrait le faire.

Pouvez-vous remonter sur le podium ?

On verra. L’avenir nous le dira. C’est sûr que je viens aux Jeux pour faire une médaille. Ma forme, à la sortie du Tour, m’a un petit peu fait douter. Mais je me suis donné les moyens de revenir.

Propos recueillis par Julien Richard