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Que risquent les athlètes qui manifesteraient à Pékin ?

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Boycott ou non des Jeux Olympiques de Pékin ? De nombreux sportifs ont en tout cas en tête de marquer leur différence, et de protester contre la politique répressive de la Chine envers le Tibet. Mais que risquent-ils ?

Pour le comprendre, il faut éplucher le document de référence en la matière, à savoir la charte olympique et ses 109 pages qui font office de règlement.
La règle 51 est très claire : aucune sorte de démonstration ou de propagande politique, religieuse ou raciale n’est autorisée dans un lieu, un site, ou un autre emplacement olympique.

La charte olympique prévoit aussi des sanctions contre les athlètes qui iraient à l’encontre de cette règle : toutes violations de cette clause peut entraîner le retrait de l’accréditation (soit l’exclusion des Jeux), mais aussi la disqualification.

Les Jeux Olympiques n'ont jamais été épargnés par le contexte géopolitique mondial.
Le plus célèbre exemple reste Tommie Smith et John Carlos aux JO de Mexico en 1968. Ces deux sprinters noirs américains, premier et troisième du 200m, ont levé un poing ganté de noir sur le podium pour protester contre la ségrégation raciale aux Etats-Unis. Cela leur coûtera une suspension et une expulsion des Jeux par le CIO.
Paradoxalement, le CIO avait exclu auparavant l’Afrique du Sud en raison de sa politique d’Apartheid.

En 1980, en pleine Guerre Froide, l’invasion de l’Afghanistan par l’Union Soviétique provoque un chaos diplomatique. Les USA boycottent les Jeux de Moscou avec le Canada, le Japon, la Corée du Sud et l’Allemagne de l’Ouest.

Quatre ans plus tard, l’URSS décide de ne pas envoyer de délégation aux Jeux Olympiques de Los Angeles en réponse au boycott américain.

La rédaction avec François Giuseppi