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Richard : « Capable d’accrocher les meilleurs »

Cyprien Richard travaille avec une préparatrice mentale

Cyprien Richard travaille avec une préparatrice mentale - -

Alors que les Français n’ont toujours décroché aucune médaille en ski alpin, Cyprien Richard s’annonce comme une chance de breloque demain à l’occasion du slalom géant.

Cyprien, comment abordez-vous vos premiers Jeux Olympiques ?
C’est une chance de participer aux JO. Surtout en ayant la possibilité de « performer ». Mais pour moi, c’est une course comme une autre. On a des repères. Il y a un départ, une arrivée, des concurrents que je connais, du matériel qui fonctionne très bien pour moi. Je serai au départ dans un état d’esprit totalement libéré et pour jouer ma chance pleinement.

Pourquoi vous-êtes vous attaché les services d’une préparatrice mentale ?
J’avais du mal à trouver des pistes pour m’améliorer. Elle m’a fait progresser sur le plan mental. Sur la connaissance de ma propre personne, sur l’approche de mon entraînement et de la compétition aussi. Moi, je suis à cœur ouvert. Mon engagement est une qualité, mais souvent un défaut également. L’objectif était donc de mettre mon physique au service de ma technique et de mon mental pour chapeauter le tout.

« Une dizaine pour les médailles »

On ne peut pas dire que vous ayez eu un parcours facile, avec de nombreuses blessures...
C’est vrai, mon destin ne m’a rien épargné. C’est une chose que personne d’autre n’a vécu avec cette intensité-là. C’est aujourd’hui ma force, je compte bien m’en servir.

Après ces épisodes difficiles, comment avez-vous fait pour rebondir ?
J’ai toujours eu la flamme en moi. Depuis tout petit, j’adore le ski et je n’aime pas perdre. Je suis un passionné et un compétiteur-né. C’est ma marque de fabrique. Comme cette flamme brûlait encore en moi, il fallait que j’aille plus loin, que je m’accroche. Aujourd’hui, ça me donne raison et j’en suis d’autant plus fier.

Vous avez terminé troisième du Super G d’Alta Badia cette saison, votre deuxième podium en Coupe du monde...
C’était une bonne étape, une confirmation. J’avais déjà fait un podium il y a deux ans. Mais il me manquait certaines choses. J’ai travaillé pour compenser ces manques. L’avoir refait avant les JO, cela me confirme dans l’idée que je suis capable d’accrocher les meilleurs. On sera une dizaine à se disputer les médailles et j’en fais partie, ça c’est une certitude. Etre sur le podium, c’est mon objectif.

Géant hommes, à 18h30 (première manche) et 22h (seconde manche).

La rédaction - Edward Jay à Whistler