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Sabot : « Cette médaille est le travail d’une vie »

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Médaille de bronze des barres parallèles ce mardi à Londres, Hamilton Sabot ne cache pas sa joie. Le Français a profité des erreurs de ses adversaires pour monter sur la troisième marche du podium. Pour son plus grand bonheur.

Hamilton, vous êtes médaille de bronze, c’est fantastique…

Je suis super content d’avoir passé mon gros mouvement. Je suis heureux d’avoir cette médaille autour du cou.

On vous a senti détendu…

J’étais là pour profiter de ces Jeux Olympiques. Je suis arrivé en position d’outsider avec ma 8e place ex-aequo. Personne ne m’attendait mais dans ma tête, j’avais l’objectif de passer un beau mouvement. Je sais que s’il passait correctement et que certains commettaient des erreurs, ça pourrait le faire. Et cela a été le cas.

Que représente pour vous cette médaille de bronze ?

Elle représente le travail d’une vie, de dix-huit ans de gymnastique.

Avez-vous eu la pression en voyant les résultats en dents de scie de l’équipe de France de gymnastique ?

Je me suis dit, je suis le dernier qui peut ramener une médaille. En parlant avec tout le monde, j’ai remarqué que personne ne m’attendait. A partir de ce moment-là, je me suis concentré sur mon travail et on verra bien. Par conséquent, j’y suis allé avec beaucoup moins de pression.

L’attente du résultat a-t-elle été longue ?

J’y croyais à moitié après le passage de l’Allemand et du Chinois (Marcel Nguyen et Zhe Feng, ndlr). J’étais troisième après 3-4 passages. Je me suis dit, il y a des pointures derrière mais on va attendre. Mais il y a eu des erreurs. L’attente a été longue mais j’ai vraiment stressé avant le dernier gymnaste (le Russe Emin Garibov).

Racontez-nous les dernières secondes lorsque vous regardez l’écran géant en attendant le résultat final…

On n’en peut plus. C’est comme si on était au bord d’une falaise. Soit on est sauvé, soit on va tomber dedans. On est sur un fil.

Propos recueillis par François Giuseppi à Londres