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Steeve Guénot : « Une immense fierté »

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Champion olympique à Pékin en 2008, Steeve Guénot (-66kg) a décroché le bronze ce mardi à Londres. Fier du chemin parcouru, il savoure un deuxième métal qui fait de lui le seul lutteur français médaillé lors de deux JO.

Steeve, quatre ans après votre titre, vous montez à nouveau sur le podium, sur la 3e marche cette fois…

C’est un immense soulagement, une immense fierté. Elle est magnifique, cette médaille ! Elle est lourde. Elle est en bronze mais bon, c’est toujours beau. C’est une petite revanche que j’ai prise. On ne peut pas toujours être au top, des fois on a des blessures. J’ai gagné le titre olympique j’étais attendu, je me suis peut-être un peu reposé sur mes lauriers. J’ai fait un peu la fête, même si je continuais à m’entrainer. J’ai pris un peu de poids. Je me suis remis dedans malgré les blessures. Il a fallu que je change un peu ma lutte, le travail a payé. Au tournoi de qualification, j’étais bien. Quand je fais un bon régime et que c’est les Jeux, je suis dedans.

Les JO vous procurent-ils une source de motivation supplémentaire ?

Sur un Championnat d’Europe ou un Championnat du monde, on sait que notre sport n’est pas médiatisé. C’est moins jouissif. Il faut aller chercher des médailles pendant les JO, promouvoir notre sport. Je suis revenu en forme pour les qualifications, j’ai tout donné.

Comment expliquer votre réussite dans cette compétition ?

Je me mets peut-être moins la pression que les autres. Les étrangers ont beaucoup de pression de la part de leurs entraineurs. Ils savent que s’ils font une médaille après ils sont bien toute leur vie. Je venais pour le titre. Une médaille de bronze, c’est déjà pas mal.

Qu’avez-vous éprouvé sur le podium ?

Je me suis remémoré ma compétition. Je regardais le Coréen, pendant l’hymne. Ce n’est pas passé loin. Je regardais aussi les amis. Je faisais coucou, je pensais aux heures d’entrainement, mais aussi à la fête que je vais faire ce soir.

On a vu votre famille vous soutenir depuis les tribunes…

Ils m’attendent de pied ferme ce soir au club France. J’ai envie de dire merci à mes parents. Ils m’ont toujours soutenu. Quand il fallait m’envoyer dans les centres, il fallait payer, j’ai fait plein de sport-études. Mon père était entraineur, il est arbitre national. Ils se déplacent sur toutes compétitions. La famille, tous les potes, vraiment je les remercie du fond du cœur. Il y a beaucoup de Français qui sont venus me soutenir. Je ne pouvais pas les décevoir. Il fallait que j’aille chercher cette médaille.