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Un splendide show « so British » pour les JO

La cérémonie d'ouverture des JO 2012

La cérémonie d'ouverture des JO 2012 - -

Dirigée par le réalisateur Danny Boyle, la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Londres a été superbe. La reine Elisabeth II, James Bond ou encore les tubes britanniques ont créé une ambiance exceptionnelle.

« Proud to be British ». Un tweet pour clore le spectacle. Il est 22h20, à Londres. Danny Boyle peut être fier d’être britannique. Il vient d’enchanter le stade olympique, les 80 000 personnes dans les tribunes et le milliard de terriens qui ont dû s’assoir devant une télé pour ne rien manquer de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques. Pendant 80 minutes, plusieurs scènes, des stars, des films, une foule de volontaires et, évidemment, les plus grands tubes de la pop et du rock britanniques ont lancé les XXXe JO de l’histoire de manière extraordinaire. Il y a quatre ans, à Pékin, la Chine et l’Orient avaient fait une démonstration de force étourdissante. Danny Boyle, lui, a proposé de dérouler l’histoire humaine du Royaume-Uni.

De la vie à la campagne à la révolution industrielle du XIXe siècle, de l’humour « so British » à la célébration des plus grands groupes musicaux, l’œuvre de Danny Boyle a été magnifique. C’est Bradley Wiggins, le vainqueur du dernier Tour de France, qui portait bien sûr un t-shirt jaune, qui a donné le coup d’envoi du show en sonnant une cloche géante. Des images de rugby, qui se jouera à 7 aux JO 2016 à Rio, ont accompagné les passages à l’écran de l’Ecosse, du pays de Galles et de l’Angleterre, quand la « Chaussée des Géants » annonçait l’Irlande du Nord. Puis des ouvriers, des « gueules noires » sorties des mines, ont investi le stade olympique en même temps que des cheminées sortaient de terre.

Le coquelicot, symbole du souvenir des soldats morts au combat, et un moment de recueillement ont ensuite précédé l’apparition des anneaux olympiques. Quatre ont été acheminés par les airs, alors que le dernier a été forgé au sein même du stade. Puis tous ont été assemblés au-dessus du stade olympique, pour le premier moment fort de la cérémonie, après seulement 20 minutes. Le deuxième n’a pas tardé. Et il a fait rire tout le Royaume. James Bond, alias Daniel Craig, à Buckingham Palace puis dans un hélicoptère avec à ses côtés la reine Elisabeth II. Et qui saute en parachute en premier ? « Flying » Queen bien sûr ! Au même instant, sa Majesté s’installait dans les tribunes en compagnie de Jacques Rogge, le président du CIO.

La reine et Mr Bean au service de l’humour

La scène a été énormément appréciée à Hyde Park, où étaient rassemblés des dizaines de milliers de Londoniens, mais aussi au Club France ou encore sur la place de l’hôtel de ville à Paris. L’Union Jack pouvait alors être hissé dans le stade olympique, pendant que résonnait « God Save the Queen ». A la célébration de l’état-providence, avec des infirmières et des enfants, ont ensuite succédé quelques stars de la littérature ou du cinéma. JK Rowling, l’auteur de la série Harry Potter, Mary Poppins, dont une dizaine de répliques sont descendues du ciel, et l’inimitable Mister Bean ont participé à la cérémonie. Le sketch de Rowan Atkinson, en plein milieu de l’œuvre de l’orchestre de Mike Oldfield, a été parfaitement réussi.

Sur le thème musical du film « Les Chariots de feu », puis carrément dans un petit remake, Mister Bean a poursuivi la volonté manifeste de faire rire de Danny Boyle. Le réalisateur de « Trainspotting » et « Slumdog Millionaire », avec son budget de 34 millions d’euros, voulait aussi que le stade se transforme en boîte de nuit. Les morceaux des Rolling Stones, des Beatles, de David Bowie, de Queen, des Sex Pistols, d’Eurythmics ou encore de Muse ont enflammé Londres. Un hommage à l’inventeur du web, une image de David Beckham sur un bateau sur la Tamise et l’interprétation de l’hymne « Abide With Me », que Gandhi aimait tant, ont refermé la première partie de la soirée avant le traditionnel défilé des délégations. Si les Jeux sont aussi beaux, ils seront inoubliables.

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Sept jeunes pour allumer la vasque|||

Le secret a été gardé jusqu’au bout. Si David Beckham a emmené la flamme sur la Tamise et l’a transmise à Sir Steve Redgrave, qui l’a ensuite fait entrer dans le stade olympique, les stars ont laissé place à sept jeunes pour allumer la vasque à Londres dans la nuit de vendredi à samedi. Désignés par des champions olympiques britanniques, ils se sont dirigés vers les 204 pétales qui symbolisent les 204 délégations engagées aux Jeux Olympiques. Ces pétales d’acier se sont relevés pour former la grande flamme olympique qui illuminera le ciel de Londres jusqu’au 12 août. Le choix de recourir à sept jeunes athlètes a permis au comité d’organisation de souligner son mot d’ordre et slogan pour ces Jeux Olympiques : « Inspire a generation » (inspirer une génération). Paul McCartney a conclu en chanson la cérémonie, après le feu d’artifice final.

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