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Une piste déjà miracle

Le stade olympique de Londres

Le stade olympique de Londres - -

A peine les compétitions d’athlétisme ont-elles débuté que déjà, les chronos s’affolent. Les records personnels volent en éclat, et des records du monde devraient tomber. La raison ? Un revêtement qui rebondit encore plus que d’ordinaire.

Certes, le vent pousse fort. Certes, chaque athlète est affûté comme jamais. Certes, il y a l’effet olympique qui dope les ambitions. Mais tout de même. Quarante-huit heures après le début des épreuves d’athlétisme, tout le monde s’accorde à dire que la piste du stade Olympique de Londres a du répondant. Et ne manque pas de rebond. Pour s’en convaincre, il suffit de se pencher sur les premiers temps réalisés, en particulier ceux sur sprint court (100m) et long (400m).

Avec 6 chronos sous les 10 secondes dès les séries au saut du lit, puis en demies, les filles du 100m ont un poil halluciné. Idem chez les garçons où deux « purs-cent » ont été flashés sous les 10 secondes dès leur entrée en lice. Dont un 9’’88 réalisé par l’Américain Bailey, qui aurait fait office de record du monde en 1991 ! Du jamais-vu à ce stade précoce de la compétition. « On se sent porté comme s’il y avait un phénomène d’entonnoir », analyse la Française Véronique Mang. « On a l’impression d’être poussé dans le dos », souligne l’Américaine Tianna Madison. « On rebondit quand même », avoue la Bulgare Ivet Lavova.

Un ingénieux système d’alvéoles

« Je sens qu’il va y avoir des records du monde notamment sur 100m haies, assure de son côté Maryse Ewanjé-Epée, membre de la Dream Team RMC Sport. Cette piste est extrêmement dure. Visiblement, les organisateurs de ces JO de Londres ont décidé de battre le record de rapidité. »

Si les organisateurs y sont pour quelque chose, le secret de ce tartan miracle revient à la société italienne Mondo, qui assure depuis les JO 1976 de Montréal le revêtement de toutes les pistes olympiques. Sauf que cette fois-ci, la technologie utilisée prend en compte les conditions climatiques locales grâce à un ingénieux système d’alvéoles. Des p’tits trous, des p’tits trous, encore des p’tits trous. Les poinçonneurs de chronos n’en demandaient pas tant.

GM