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Vous voulez que ça bouge ? Comment les JO peuvent booster l’économie de la France

Patrick Kanner

Patrick Kanner - AFP

Depuis 15 jours et jusqu’au 5 mars, l’antenne de RMC et RMC Sport se mobilisent en faveur de la candidature de Paris à l’organisation des Jeux Olympiques 2024. Ce samedi, gros plan sur la façon dont les Jeux peuvent booster l’économique française avec Patrick Kanner, le ministre des Sports.

Une candidature raisonnable

« Les Jeux coûteront 6,2 milliards d’euros. Il y a 3,2 milliards pour la partie sportive, l’organisation et 3 milliards pour la partie équipements. Les Jeux de Sotchi ont coûté entre 35 et 40 milliards mais c’est une période qui est révolue depuis que le nouveau cahier des charges du CIO a été adopté en décembre 2014. Les candidatures devront le respecter. Chacun peut prendre un risque en dépassant (le budget) mais nous nous ne le dépasseront pas. Notre candidature est raisonnable. »

Une partie sportive autofinancée

« Sur 3,2 milliards d’euros de la partie sportive, 1,8 milliards est financé par le CIO et le reste par la billetterie, les droits TV, les goodies… Cette partie est autofinancée. Pas un centime ne sera déboursé par l’Etat ou les collectivités locales. Les Jeux payent les Jeux. »

Un retour sur investissement

« Après la partie sportive, il reste 3 milliards d’euros d’investissements. C’est très peu car on a 80% des équipements qui existent aujourd’hui. Parmi ces 3 milliards, 1,7 ou 1,8 milliards seront consacrés aux villages, celui des médias et celui des athlètes. Donc aux logements, or il nous en faut 5000 par an. Tout cela restera dans l’héritage des Jeux. Il y aura des retombées économiques, car ces travaux, c’est de l’emploi. De la richesse. »

Le tourisme sera boosté

« Pour l’Euro 2016, 1,2 millions de billets ont été vendus à l’étranger. Pour les Jeux, ce chiffre peut doubler ou tripler. On va attirer des étrangers. Il faudra travailler pour qu’il reste sur l’ensemble du pays. C’est du gagnant-gagnant. »

Des retombées invisibles

« Les Jeux, c’est un levier, un booster, une image. Obtenir ces grands événements, c’est aussi notre capacité à aller vendre notre savoir-faire ailleurs. J’ai fait un déplacement récemment en Corée. On leur a parlé de Chamonix, le plus grand domaine skiable avec 350 stations de ski. Eux en sont à 17… Vous imaginez les marchés potentiels ? Je parle des sports d’hiver mais on peut aussi parler des stades de foot, etc… »