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Zéro pointé pour le ski français

Julien Lizeroux

Julien Lizeroux - -

Revenu du Canada sans la moindre médaille, le ski alpin français a énormément déçu aux JO. Même s’ils avaient quelques prétextes accablants.

C’est l’une des images de cette quinzaine du côté de Whistler : Marion Rolland vient de s’élancer dans la descente olympique, des espoirs de médaille sous la spatule. Une, deux, trois secondes en piste. Et c’est le drame. Sur une jambe, elle vient chuter mollement sur le bord de la piste. Les éclats de rire que sa chute provoquera dans le monde entier sont altérés par la gravité de sa blessure, ligament croisés arrachés. Mais l’image est surtout un symbole cruel des Jeux réalisés par l’équipe de ski alpin. Comme bilan, un zéro pointé malgré quelques places d’honneur.

« En alpin, on est passé à côté, il faut le dire. Je crois qu’on s’est mal préparé pour l’événement », analyse Christel Pascal. Sébastien Amiez, médaillé d’argent en slalom à Salt Lake City (2002), pose un autre argument : « On n’a ramené aucune médaille, mais nos leaders n’étaient pas là-bas, à part Lizeroux et Aubert », concède-t-il. Jean-Baptiste Grange et Thomas Fanara, blessés pendant l’hiver, ont laissé orphelins leurs potes de l’équipe de France.
« Grange en moins, c’est trois médailles potentielles qui s’échappent », s’emballe Amiez. Et « Sandrine (Aubert) s’est retrouvée avec le poids du monde sur les épaules et elle ne les avait pas assez solides pour ça », enchaîne Christel Pascal. Au moins, il sera difficile de faire pire à Sotchi dans trois ans.

Silvere Beau