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Harel: « De la fraternité et de la sueur »

Barbara Harel

Barbara Harel - -

On ne reverra plus son yoko-tomoe-nage chirurgical sur les tatamis. A 33 ans, Barbara Harel prend sa retraite. La judokate de l’US Orléans met un terme à une carrière bien remplie avec notamment deux titres de championne d’Europe et un titre mondial par équipes en 2006. La Nantaise d’origine range le judogi pour passer de l’autre côté du miroir et devenir journaliste sportive.

Barbara, comment s’est passée cette dernière journée de judokate à l’occasion de la Coupe d’Europe des clubs à Orléans?
C’était bien. Avant la finale (Orléans a fini 2e derrière Levallois ndlr) on m’a rendu hommage avec des photos. Les filles d’Orléans ont eu un petit mot. Lucie Décosse et Gwladys Epangue ont présenté tout ça. Toute ma famille était venue pour cette dernière, me rendre un petit hommage sympa. La journée a été dure car ça fait 4 mois que je n’avais pas fait de judo. J’ai essayé de répondre présente. C’était beaucoup d’émotions car on voulait bien faire devant le public. C’était un bon moment. J’ai pleuré à la fin, quand je me suis rendu compte que c’était fini et que je tournais la page. C’étaient des larmes de joie. C’étaient des beaux moments.

De quoi vous souviendrez-vous plus tard après 15 ans au plus haut niveau ?
Je suis très attachée aux liens qu’on peut créer entre nous athlètes. Je retiendrai les « Marseillaise » mais surtout certains moments en stage avec les copines. Les moments de délire où on a beaucoup partagé, où on a mis beaucoup de sueur pour y arriver. Je me rappellerai de cette fraternité.

Lundi, vous n’irez pas vous entraîner à l’Insep pour la première fois. Qu’allez-vous faire ?
Ca va être un bouleversement. Je refais une école de journalisme (Elle est déjà diplômée de Sporcom ndlr). Je rentre le 4 octobre à l’ESJ Paris pour être encore plus performante dans ce que je fais et dans le but de devenir journaliste sportive. J’espère bien me former pour cette reconversion. J’aimerais bien suivre les Jeux olympiques en tant que journaliste. Ce serait un beau moment et une belle façon de boucler la boucle après trois JO en tant qu’athlète. Comme il y a pas mal d’amis qui feront les Jeux de 2012 à Londres, j’aimerais bien les suivre.

Propos recueillis par Morgan Maury