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L’avenir s’annonce radieux pour les Bleus

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L’équipe de France de judo a parfaitement réussi ses championnats d’Europe, qui se sont achevés ce dimanche à Budapest. Avec 13 médailles, elle termine largement en tête du classement des nations et envoie un sérieux message à quatre mois des Mondiaux à Rio.

L’équipe de France peut quitter Budapest la tête haute. Peut-être même le torse un peu bombé. Sur les tatamis hongrois, les Bleus ont survolé les championnats d’Europe cette semaine. Une razzia, conclue ce dimanche avec l’argent décroché par l’équipe féminine, qui leur permet de terminer à la première place du tableau des nations. Avec 13 médailles (4 or, 2 argent, 7 bronze), la France devance largement la Géorgie et la Russie, même si cette dernière n’était pas au complet. Un carton impulsé par de nouveaux visages. Sur les douze récompensés en individuel, sept l’ont été pour la première fois de leur carrière : Loic Pietri (22 ans), Pierre Duprat (23 ans), Emilie Andéol (25 ans), Cyrille Maret (25 ans), Jean-Sébastien Bonvoisin (27 ans), David Larose (27 ans) et Dimitri Dragin (28 ans).

Un vent de fraîcheur accentué par les premiers titres d’Automne Pavia, Lucie Louette et Clarisse Agbegnenou. « Le bilan est vraiment très positif, glisse cette dernière, sacrée en -63kg. L’équipe a obtenu beaucoup de médailles. On est fatigué mais content de ce qu’on a réalisé. » Il y a de quoi. Malgré l’absence de trois de ses tauliers, Lucie Decosse (impasse), Gévrise Emane (examens) et Ugo Legrand (retour de blessure), la maison bleue a envoyé un sérieux message à quatre mois des Mondiaux, qui auront lieu du 26 août au 1er septembre à Rio de Janeiro. « On est très satisfait des résultats et du comportement, savoure Jean-Claude Senaud, le directeur technique national. On a vu une équipe de France masculine se mettre en place de belle manière. Les filles, on le sait, sont fantastiques. On était venu pour voir se former une équipe et on est satisfait à ce niveau-là. Les voyants sont au vert. On va pouvoir travailler sereinement maintenant. On a trouvé une belle cohésion. »

Riner le « vrai capitaine »

Une cohésion qui a permis à certains habitués de l’ombre de goûter enfin aux joies de la lumière en Hongrie. « Il y a une bonne dynamique dans l’équipe, confirme Louette, la plus âgée des nouveaux médaillés (28 ans). On est tous soudés les uns avec les autres. C’est très important dans les grands championnats. On a besoin de cette solidarité ». Pour guider tout ce beau monde, le judo français peut compter sur un leader de poids en la personne de Teddy Riner, à nouveau couronné alors qu'il a avait un adducteur qui sifflait.

« C’est une locomotive et un exemple pour l’équipe, reconnait Senaud. Lorsqu’il va chercher sa médaille en étant blessé, c’est une belle preuve de courage. Ça montre aux autres la voie qu’il faut prendre. C’est un vrai capitaine. Il donne aussi son avis sur la vie de l’équipe. C’est un grand monsieur du judo ! » Avec son grand monsieur et ses prétendants ambitieux, la France a maintenant le droit de se tourner vers l’avenir avec gourmandise. « On a un groupe de jeunes qui a du potentiel et qui commence à décrocher des médailles, c’est positif pour la suite », résume Martine Dupond, directrice du haut niveau. C’est même de très bon augure à trois ans des Jeux olympiques de Rio.

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Alexandre Jaquin avec Rodolphe Massé, à Budapest