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Premières suées pour les Bleus

Teddy Riner

Teddy Riner - -

Les judokas de l’équipe de France ont repris l’entraînement ce lundi après une éprouvante tournée asiatique. Il faudra vite être en forme avant le Masters (14 et 15 janvier) au Kazakhstan et le tournoi de Paris (4 et 5 février) des épreuves cruciales dans la quête du sésame olympique.

La France a faim. Faim d’un titre olympique en judo qu’elle n’a plus décroché depuis Séverine Vandenhende et David Douillet en 2000 à Sydney. Alors, mieux vaut partir le ventre plein dans ce tracé rectiligne mais semé d’embûches jusqu’à Londres. C’est en avalant un burger qu’Ugo Legrand, médaillé de bronze mondial en 2011, s’est présenté mardi soir à l’entraînement à l’Insep. Les judokas français avaient remis le judogi la veille, après deux semaines de vacances qui ont suivi une éreintante tournée asiatique de trois semaines. Ce sont des corps mâchés voire blessés (Frédérique Jossinet) qui ont retrouvé l’INSEP. 

« Les vacances ont été consacrées au repos pour moi, parce que je me suis blessé juste avant, donc la reprise a été assez difficile. J’ai eu un peu la trachée qui brûle à force de chercher de l’air » avoue Legrand. Teddy Riner, lui, est allé chausser les skis en famille aux Ménuires. Le quintuple champion du monde a multiplié les combats d’entraînement sous la structure temporaire qui accueille les judokas pendant la réfection de leur dojo : « La reprise est toujours un peu dure. Je suis un petit peu fatigué, mais il y a de bonnes sensations qui reviennent. Quand on reprend, tout manque. Il faut en passer par là à chaque fois. »

La lutte des classes

D’ores et déjà assuré de participer aux JO, Riner entame un mois très important où il va pouvoir tester ses rivaux. Avec le Masters, qui réunit les 16 premiers mondiaux par catégorie à Almaty (Kazakhstan, 14-15 janvier), et le Tournoi de Paris (4-5 février), le Guadeloupéen dispute ses derniers tournois avant, certainement, une petite compétition préparatoire juste avant les JO. « J'ai très faim, surtout en cette année. C'est l'année de tous les défis, il ne faut pas se louper » lance-t-il. Riner est tranquille alors que d’autres doivent aller chercher leur billet pour Londres. C’est d’abord un combat entre Français qui va se dérouler. Le Masters et le tournoi de Paris, chers en points au classement, devraient valider certaines catégories et en resserrer d’autres. C’est la lutte des classes. Les nantis comme Riner préparent déjà Londres, tandis que les soutiers en sont à s’extraire de leur condition.