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Riner au chevet d’enfants malades

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Le champion olympique a passé la journée auprès d’enfants génétiquement malades à l’hôpital Necker, à Paris. Mini combats et autographes qui ont ravi les petits patients, émerveillés par la disponibilité du champion.

Le champion olympique a enfilé son kimono et a fait quelques combats avec les enfants de l’hôpital Necker. C’était la première fois qu’il remettait la tenue depuis son sacre olympique à Londres, début août. « Ça m’a fait bizarre. » C’est la première fois aussi qu’il se rendait dans le service des maladies génétiques pour enfants. L’empereur du judo mondial a passé la journée de mardi avec les gamins de l’établissement parisien. Mini randoris et méga séance de dédicaces. « Il est balaise, il est super », s’emballe Ethan. « Heureusement qu’il y a des gens comme ça sur terre », applaudit Nadia. « Il aime vraiment les enfants, c’est sincère », dit Olivier Hermine, un responsable du service, ceinture noire.

Quelques heures durant lesquelles le Guadeloupéen a prêté sa notoriété pour faire avancer la recherche. Rien d’un geste apprêté. Une envie vraie. « Il faut se battre pour les enfants, je ne peux pas admettre qu’un enfant souffre. »  Teddy Riner explique cette sensibilité de par sa maman. « Le fait que ma mère ait été auxiliaire puéricultrice m’a fait aimer les enfants, j’ai aussi quatre neveux et nièces. On aime son futur », dit-il joliment. Et on bâtit ses convictions sur des images fortes qui appartiennent au passé. « J’étais parti à une compétition junior, raconte-t-il, et j’ai vu un enfant dormir sur un bout de carton, ça m’a fait mal. Je n’ai pas pu l’emmener dormir dans ma chambre, mais tous les jours il avait un petit déjeuner et un déjeuner. »

Emmener les enfants en tournée

Conscient du pouvoir que lui assure son statut, le judoka veut en faire profiter. « Ma notoriété peut aider à lever des fonds. » Concrètement, le champion eu égard à son emploi du temps, ne viendra pas régulièrement mais veut être discipline dès qu’il le pourra. Jamais freiné dans ses envies, Riner veut faire découvrir son royaume aux gamins. « J’en ai parlé à personne mais je voudrais qu’ils viennent à l’entrainement ou sur les compétitions. »

Louis Chenaille avec Nicolas Jamain