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Riner : « Etre prêt le 3 août 2012 »

Teddy Riner

Teddy Riner - -

Champion du monde pour la cinquième fois en 2011, Teddy Riner se focalise désormais exclusivement sur les JO de Londres en 2012. Actuellement en stage au Japon, le judoka français fait de l’or olympique une obsession.

Teddy, comment allez-vous à moins de huit mois du début des Jeux Olympiques ?

Tout va bien. Je m’entraîne super bien. Ça m’a fait du bien de reprendre les marques en Corée du Sud et au Japon. Je retrouve des automatismes. Je me sens de mieux en mieux.

Comment jugez-vous votre année 2011 ?

Sur le plan sportif, je suis très content d’avoir pu rebondir par rapport à ce qui s’est passé à Tokyo (il avait été battu en finale des Mondiaux en toutes catégorie en 2010, ndlr). J’ai fait évoluer mon judo en apprenant de nouvelles techniques et ça a marché. Je suis aussi très content d’être entré à Sciences Po. Cette année s’est bien passée sur tous les plans. Je suis très amoureux de ma chérie, je suis très content d’être champion du monde pour la cinquième fois. Je suis concentré sur 2012 et j’espère que ce sera une année aussi belle.

Quels vœux allez-vous formuler pour 2012 ?

Ils sont simples, je ne demande pas grand-chose au Seigneur (rires). Juste une belle médaille aux Jeux Olympiques. Ce sera tout. Ce sera juste ça. Les JO vont me permettre de faire le point, de savoir où j’en suis. Parce que cette médaille me tient à cœur.

Que recherchez-vous en effectuant ce stage au Japon ?

Cette année, je suis venu chercher les meilleurs et faire un gros bloc de judo qui va me remettre à niveau. Ça va me permettre de prendre des informations sur les autres combattants. Comme Cho Gunham, le Sud-Coréen qui fait deuxième (au Grand Chelem de Tokyo). Je l’ai eu dans les mains mais je ne savais pas que c’était lui. C’est important de prendre les meilleurs, de les « sentir » pour ne pas se faire se faire surprendre en compétition.

« Je ne veux pas qu’on me mette trop de pression »

Comment avez-vous vécu ces quatre dernières années depuis votre médaille de bronze aux JO de Pékin en 2008 ?

Ça a été vite mais en même temps, c’est très long. Notamment la dernière ligne droite. On sait que ça arrive mais ce n’est pas encore là. Il faut attendre, il faut être patient et gérer son temps.

Votre entraîneur, Benoît Campargue, vous serine-t-il déjà avec les JO ?

Il ne m’oppresse pas. Il est toujours derrière moi. Quand il y a des coups bas, il est là. Quand je suis bien, il est là aussi. L’entraîneur connaît son boulot.

Savez-vous quel jour vous allez combattre à Londres ?

Le 3 août ! Je n’oublie pas ça ! Le 2 est un autre jour, le 4 aussi. Il faut que je sois prêt le 3.

Et la date où vous seriez susceptible de porter le drapeau français ?

Non. On m’en parle beaucoup mais je ne me suis jamais déclaré candidat. Si c’est moi, je serais honoré. Si n’est pas moi, ce ne sera pas plus mal parce que je n’ai pas envie de louper ces Jeux et je ne veux pas qu’on me mette trop de pression.