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Agnel : « C’est tout benef’ ! »

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Engagé sur 100m et 400m nage libre ce vendredi à Nancy, le Niçois a fait un carton plein avec deux victoires. Mais il est (très) loin de s’enflammer à sept mois des Jeux de Londres.

Yannick, pensiez-vous terminer cette première journée avec deux victoires ?

Je n’avais pas d’appréhension ou d’attente particulière. Ça me fait plaisir de doubler 100m (49’’44) et 400m (3’50’’57). Maintenant, nous sommes tous dans un cycle d’entraînement différent. Les résultats des uns et des autres ne sont pas comparables. Il faudra attendre les qualifications à Dunkerque (aux championnats de France, ndlr) ou les Jeux pour savoir ce qu’il en est. J’ai pu mettre en application sur du sprint ou sur une plus longue distance tout ce que j’ai bossé à l’entraînement. C’est tout ‘benef’ !

Que représentait pour vous cette rentrée ?

C’était une continuité. Une compétition d’entraînement. On va continuer à bosser des points techniques particuliers. Ce n’est pas maintenant qu’il faut être à fond les ballons.

Certains nageurs de l’équipe de France regrettent leur performance du jour. Ressentez-vous du soulagement ?

Je ne me dis pas « ouf ». Je sais qu’on est sur la bonne voie vu le travail accompli, les bornes qu’on passe dans l’eau et les heures d’entraînement. Je me dis que c’est dans la continuité de ce début d’année et dans la continuité des compétitions qui s’enchaînent. C’est plutôt plaisant de savoir qu’avec une charge de travail aussi lourde, on est capable de réaliser des performances honorables.

A même pas 20 ans, avez-vous le sentiment d’être la locomotive de la nouvelle génération ?

Aux championnats de France, on devrait voir deux générations se croiser. La première avec Alain (Bernard), Fred (Bousquet). Ce devrait être leurs derniers Jeux. Et puis derrière, il y a une génération qui pousse. Heureusement qu’on est derrière et qu’on essaye de se faire une petite place.

La présence de nombreux jeunes en finale à Nancy incite-t-il à l’optimisme ?

Quand on voit les résultats de William (Meynard), Jérémy (Stravius), je ne pense pas qu’on assiste à un problème de génération. Si jamais les plus vieux commencent à se désister, ce que je ne leur souhaite pas car ils prennent encore du plaisir, je pense qu’on n’aura pas de mal à lancer de grands sprinteurs français.