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Agnel : « Pas de pression particulière »

Yannick Agnel

Yannick Agnel - -

A un peu plus d’un mois des Championnats de France qualificatifs pour les JO de Londres, Yannick Agnel, auteur vendredi de la 2e meilleure perf mondiale de l’année sur 200m et vainqueur samedi du 400 m, poursuit idéalement sa préparation pour les Jeux. Interview.

Ce week-end, aviez-vous dans un coin de votre tête les Championnats de France de Dunkerque ?

Dunkerque, ce sera une étape, mais pas une finalité. Ce sera important, c’est sûr. C’est un des points d’orgues de cette année. Mais je ne pense pas avoir de pression particulière à propos des Championnats de France. Il faut construire la saison en fonction de la grosse échéance internationale, et cette année, c’est les JO. On ne va pas s’arrêter aux Championnats de France uniquement.

Sur 200 et 400 m, on ne voit pas vraiment qui pourrait vous inquiéter…

Sur 200 m et sur 400 m, ce n’est pas aussi compliqué que certains sur d’autres distances. On peut peut-être se permettre d’être un peu plus serein, en étant toujours concentré et en faisant les bonnes choses.

Cette échéance couperet peut s’avérer parfois très cruelle…

Aux Championnats de France, il y a des sanglots à la fin de chaque course. C’est cruel, car il y a des gens qui jouent quatre ans de leur préparation pour les JO sur une seule étape.

A titre personnel, que de chemin parcouru depuis quatre ans, vous qui n’aviez à l’époque que 15 ans et demi !

C’est loin et pas loin à la fois. C’est bizarre. J’ai passé quatre années superbes, et c’est parfois allé très très vite. Je me suis même surpris dans des courses à faire des temps auxquels je ne m’attendais pas. Des fois, ça s’enchaine, et c’est plutôt cool. Tant que je me régale, c’est parfait !

D’ici peu, il est question que vous nagiez dans le bassin olympique de Londres. Sera-ce un gros avantage en vue des Jeux ?

Ça serait une bonne chose, histoire de pouvoir toucher l’eau de la piscine des JO, mais on verra. Je ne sais pas si c’est faisable. Ca serait sympa de pouvoir prendre ses marques, de ne pas être perdu, de ne pas tout découvrir une fois qu’on sera aux JO. De faire un premier pas là-bas, c’est quelque chose d’important.