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Bernard, l'extraterrestre

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Avec ses trois records du monde en moins de 48h, Alain Bernard est le nouveau roi planétaire du sprint, sacré aux championnats d’Europe à Eindhoven. Emotion, statut, Pékin et soupçons de dopage… tout y passe.

C’est indiscutablement le sportif du week-end et certainement, s’il réussit des Jeux à la hauteur des espérances suscitées par ses incroyables championnats d’Europe, le sportif français de l’année 2008.

Alain Bernard a battu trois records du monde en 48h…

Sur le 100m nage libre, une première fois vendredi en demi-finale (47’’60), pulvérisant de 24 centièmes l’ancienne marque du Hollandais Pieter Van den Hoogenband, remontant à 2000. Puis une seconde fois, samedi en finale (47’’50).

Sur 50m nage libre, Bernard a claqué un chrono de 21’’50 en demi-finale dimanche, améliorant de 6 centièmes le record de l’Australien Eamon Sullivan, datant du mois dernier… L'Antibois a remporté aujourd'hui la finale en 21''66 devant le Croate Draganja.

La surprise est à la hauteur de l’exploit. Le nageur est le premier à s’étonner qu’une telle performance arrive si tôt dans la saison.

Premier titre continental en grand bassin, Eindhoven restera dans la mémoire de l’Antibois comme un « grand moment d’émotion. »

Battre le record du monde du 100m nage libre sur les terres de l’ancien roi de la distance, le Hollandais Pieter Van den Hoogenband, confère également un nouveau statut au Français.

Avec Eindhoven, Bernard devient l’homme à battre, et il ne fait nul doute que ses rivaux, humiliés dans le bassin de Tongelreep, feront tout pour prendre leur revanche les 14 et 16 août 2008 à Pékin, lors des finales des 100m et 50m nages libres.

Mais il était impossible que pareilles performances n’apportent pas leur lot de soupçons de dopage. Les adversaires du Français, le double champion du monde italien Filippo Magnini et le Suédois Stefan Nystrand, recordman en petit bassin, ont dégainé les premiers.

Célébré ou décrié, Alain Bernard, dit l’Albatros avec son envergure de bras (2m05), a frappé un grand coup.

La rédaction - Julien Richard