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Bernard-Sullivan sur la même ligne

Le Français et l’Australien ont beau s’écharper dans les piscines du monde entier, ils n’en ont pas moins effectué une séance d’entraînement commune, mardi dernier à Antibes. En toute décontraction.

En dehors des finales mondiales ou olympiques, l’image n’est pas commune. Mardi dernier, ce sont pourtant bien les deux nageurs les plus rapides du monde qui se sont entraînés dans le même bassin du Cercle des Nageurs d’Antibes. Entre Alain Bernard et Eamon Sullivan, c’est avant tout une question d’amitié. « L’opportunité s’est présentée, explique le champion olympique. Quand j’ai su qu’Eamon cherchait un point d’attache entre le meeting de Monaco et l’Open EDF, j’ai proposé à Denis (Auguin, son entraîneur, ndlr) que tout le groupe australien vienne à Antibes. J’avais envie de montrer à Eamon l’endroit où on s’entraîne. »

Pourquoi pas, dès lors, effectuer une séance commune ? Pendant une heure et demie, une dizaine de nageurs des groupes australiens et français ont donc enchaîné les séries sur 50 m et 100 m. Sous les regards attentifs de Denis Auguin et de Grant Stoelwinder, l’entraîneur de Sullivan. « C’était très enrichissant, assure Alain Bernard, dont la séance a été précédé par un contrôle antidopage inopiné. On n’a pas les mêmes méthodes de travail, c’est une autre vision de l’entraînement. Mais on apprend beaucoup l’un sur l’autre. »

« Cette émulation est vraiment super »

L’Australien confirme : « C’est vraiment une bonne chose qu’on ait pu s’entraîner ensemble et essayer ainsi d’aller toujours plus vite. On s’entend très bien en dehors de la piscine. C’est vraiment super qu’il y ait cette émulation dans l’eau entre nous. » Fragilisé par un rhume depuis son arrivée en Europe, Sullivan a quand même été contrait de nager avec un tuba, des palmes et des plaquettes aux mains, pour que la séance soit moins difficile pour lui.

S’il détient toujours le record du monde de natation (47’’05), qu’il avait conquis en demi-finale des Jeux olympiques de Pékin, il pourrait bientôt se le faire ravir par son rival. Alain Bernard attend simplement que la fédération internationale homologue ou non le temps qu’il a établi fin avril, avec une nouvelle combinaison (46’’94).

La rédaction - C. Z.