RMC Sport

Bousquet : « Un coup de pied au cul ! »

Frédérick Bousquet avoue ne s'être pas assez engagé lors de sa série du 50 m NL.

Frédérick Bousquet avoue ne s'être pas assez engagé lors de sa série du 50 m NL. - -

Un petit tour et puis s’en va. 21e temps des séries (il a terminé la sienne à la dernière place) du 50 m nage libre, vendredi à Shanghai, le champion d’Europe vice-champion du monde de la spécialité n’a même pas disputé les quarts de finale. Une immense déception. Dont Fred reconnaît être le seul fautif.

Frédérick, comment expliquez-vous cette élimination dès les séries ?

J’ai un peu trop joué avec le feu. Je ne me suis pas assez engagé au début de la course. Ma force est sur le second 25 m donc être derrière aux 25 mètres ne m’inquiète pas. Je me dis que ça va passer tout seul, que ça va revenir. Mais ça ne revient pas. Il m’en reste beaucoup sous la semelle mais je ne veux pas m’engager pour ne pas tout montrer dès les séries mais ce n’est pas passé. Comme quoi, on n’apprend jamais assez.

Vous étiez l’un des favoris de cette épreuve, cela doit être une terrible déception…

C’est plus de la frustration. Ça bouillonne à l’intérieur. Là, je n’ai qu’une envie, c’est de revenir cet après-midi (vendredi, ndlr) et me mettre à la ligne 0, même si ça ne compte pas, juste pour montrer que je peux nager plus vite, pour me prouver que je vaux bien mieux que 22’’38.

Cette mésaventure marque-t-elle un coup d’arrêt dans votre progression vers les JO ?

C’est plus un coup de pied au cul. Ça va me permettre de ne pas me reposer sur mes acquis, de ne pas me dire que les choses sont acquises avant d’être faites. Mais bon, je ne suis pas mort et ça ne peut que me rendre plus fort pour l’année prochaine. Là, il y a une boule de feu qui grandit en moi. Ça ne remet pas en cause ma préparation. Je vais repartir sur le même principe mais avec un meilleur engagement et un peu plus de fureur.

Vivez-vous ces Mondiaux comme un calvaire ?

Non, je ne vais pas dire ça. Sur 50 m papillon, j’aurais bien aimé faire troisième au lieu de quatrième. Mais je suis quand même content de ma course et de ma position dans la hiérarchie mondiale. Sur 50 m nage libre, je fais une grosse erreur et je la paye cash. C’est de ma faute. Je ne m’engage pas assez. Je n’ai pas fait ce qu’il fallait. Je ne vais pas m’apitoyer sur mon sort car ce que je récolte, quelque part, je le cherche. Donc peut-être que je le mérite. C’est une claque mais ce n’est pas la première, sûrement pas la dernière, et je me suis relevé à chaque fois. Donc je sais que ça ira mieux. Il reste aussi le relais 4x100 m 4 nages. C’est aussi pour ça que je ne peux pas m’apitoyer sur mon petit sort. Il faut que je reste concentré pour assumer cette place de papillonneur.