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EN VIDEO / Laure Manaudou : « On verra après Chartres »

Laure Manaudou

Laure Manaudou - -

Championne olympique en 2004, Laure Manaudou ne veut pas regarder plus loin pour l’instant que les championnats d’Europe en petit bassin à Chartres (22-25 novembre). Un rendez-vous qui sera peut-être le dernier de sa carrière.

Laure, dans quel état d’esprit êtes-vous ce week-end à Compiègne ?

Ça fait du bien de renouer avec la compétition, de voir beaucoup d’enfants. C’est toujours un plaisir de nager dans les petites compétitions comme ça. J’essaye de bien faire les choses et de mettre en place ce que j’ai réalisé aux entraînements, en prenant du plaisir, tout en réalisant de bonnes performances.

Quel est l’objectif de votre saison ?

Pour l’instant, on va se faire plaisir. Pouvoir faire une compétition internationale en France avec les championnats d’Europe de natation en petit bassin le mois prochain (22 au 25 novembre à Chartres), c’est quelque chose que je n’ai jamais fait. Je pense qu’il y aura beaucoup de supporters, surtout après les Jeux Olympiques que les Français ont réalisés. J’ai vraiment hâte de nager là-bas. Pour l’instant, je me fixe sur les championnats de France à Angers (15-18 novembre à Angers, ndlr).

Prenez-vous toujours du plaisir à nager ?

Oui, bien sûr, je prends toujours du plaisir à m’entraîner avec le groupe de Marseille. Ça change beaucoup par rapport à ce que j’ai connu ces dernières années. On nage moins dans l’eau, on y fait plus de choses en dehors. C’est intéressant, ça change énormément, c’est une nouvelle natation. C’est bien de goûter un petit peu à tout et de profiter dans le même temps de faire moins de kilomètres dans l’eau. Ça fait énormément de bien de rentrer en France et de pouvoir se poser enfin après plus de trois ans de voyage.

Comment doit-on interpréter votre phrase de vendredi soir sur votre possible retraite à l’issue des championnats d’Europe ?

Vous l’interprétez comme vous voulez. Mon objectif, ce sont les championnats d’Europe de Chartres et j’espère nager vite là-bas, donc on verra ce qu’il se passera après. Mais pour l’instant, je veux vraiment me focaliser sur cette compétition.

Ce serait plus que tentant de finir votre carrière en apothéose, en France, dans une compétition internationale ?

Oui, ça serait bien. Mais pour l’instant, je ne sais pas, on verra.

Propos recueillis par Julien Richard