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Lacourt : « A 10 000 mètres au dessus de la Terre »

Camille Lacourt

Camille Lacourt - -

Après sa victoire et son record lors de la finale du 100 m dos devant son compatriote Jérémy Stravius, Camille Lacourt s'est montré très heureux. Et espère que ce n’est que le début.

Camille Lacourt, réalisez-vous votre exploit ?
Pas encore. C’est trop tôt. Je voulais tellement gagner cette course. Nager aussi vite avec Jérémy (Stravius ndrl) à côté, c’était une joie intense. Je suis sur mon petit nuage. Je n’ai pas envie de redescendre de suite. J’ai envie de rester dans cette bulle pour les séries du 50 mètres dos de demain matin. 

Comment avez-vous vécu la Marseillaise ?
(Rires) Je n’arrivais pas à parler. J’avais des frissons. Je tremblais. C’était génial. Plein d’émotions. J’y ai pris goût et j’aimerais bien y retourner. 

En plus du titre, vous réalisez sans combinaison le deuxième chrono de tous les temps et battez ainsi le record d’Europe. Etait-ce un but ?
Après la course d’hier en demi-finale, on m’a parlé de ce record d’Europe. J’avais même pas regardé avant de venir ici donc je ne savais même pas le temps que c’était. Les autres nageurs m’en ont parlé à la table de kiné en me disant : ‘’Waouh, tu pourrais faire le record d’Europe’’. J’ai dit : ‘‘Ouais je pourrais’’. Mais je me suis pas pris la tête là-dessus. Je l’ai mis dans un coin de la tête. Je savais que ça allait arriver. Maintenant, que ça arrive tout de suite, c’est une agréable surprise. Beaucoup vont me suivre.

Demain, il y a le 50 m dos. Dans un an les Mondiaux. Dans deux ans les Jeux. Quels sont vos objectifs ?
J’essaye de ne pas faire trop le fou-fou, car je suis assez expressif d’habitude. Demain il y a le 50m. Je veux refaire une belle performance et avoir une autre médaille.[…] Devenir l’un des meilleurs dossistes du monde était mon objectif quand je suis arrivé à Marseille (au Cercle des Nageurs de Marseille ndrl). Pour faire une médaille aux championnats du Monde et surtout aux Jeux Olympiques de Londres, on est sur la bonne route. Il faut rester là-dessus avec la tête froide et continuer à travailler avec ce groupe qui me va si bien : un peu de folie et beaucoup de travail.