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Les nageurs français ont soif de médailles

Christian Donzé

Christian Donzé - -

Malgré la concurrence américaine ou australienne, l’équipe de France de natation est arrivée à Londres avec la ferme intention d’aller à la chasse aux médailles. Christian Donzé, le DTN tricolore, fait le point sur les ambitions des Bleus.

29. Voilà le nombre de nageurs tricolores qui vont monter, le couteau entre les dents, sur les plots de départ du bassin olympique de Londres. Avec, pour la majorité d’entre eux, l’espoir de monter sur une « boîte » un peu plus grosse ensuite : le podium. Au vu des résultats récents, la délégation tricolore peut en effet nourrir de réelles ambitions durant ces Jeux. Et d’ailleurs, elle ne s’en prive pas. « Je crois qu’il y a une évolution dans cette équipe de France, dans cette volonté de gagner et de représenter au plus haut la France, souligne Christian Donzé, le DTN de la natation française. C’est afficher des objectifs, ne pas avoir peur de parler de médaille d’or, parce qu’ils en ont la capacité, parce qu’ils en ont la possibilité, parce qu’ils ont travaillé pour ça depuis plusieurs années. »

En affichant clairement leur ambition de repartir « dorés » de la capitale anglaise, Camille Muffat, Yannick Agnel ou encore Camille Lacourt se sont d’ailleurs peut-être mis une pression supplémentaire. Pas forcément un problème pour Christian Donzé : « En étant très réaliste, les nageurs qui ont affiché des objectifs de médaille d’or ont travaillé pour. Ils ont le talent pour le faire et, au vu des temps, ils ont la possibilité d’accéder à cette première marche. Maintenant, il faut basculer de la stratégie du ‘’ranking’’ à la stratégie de la médaille d’or. Il faut s’approprier une série, une demi-finale et une finale. C’est vraiment un autre exercice. »

Donzé : « Deux médailles d’or, six médailles en tout »

Si les chronos plaident donc souvent en faveur des locomotives de la natation tricolore, se prêter au petit jeu des pronostics est loin d’être évident. « Je n’aime pas l’exercice d’annoncer un nombre de médailles, avoue même Donzé. C’est peut-être un peu franco-français de ne pas afficher ses objectifs. Mais je pense que deux médailles d’or, c’est faisable. Et six médailles en tout. » A Agnel, Lacourt, Muffat, les relais, Balmy, Leveaux ou encore (les) Manaudou de faire le reste.

Vice-champion olympique à Pékin et champion d’Europe pour la première fois depuis 50 ans au printemps dernier à Debrecen, le relais 4x100m masculin sera également l’un des plus sûrs espoirs de médaille, même si l’Australie sera la grandissime favorite de la finale, le 29 juillet (21h54). « Dans certaines compétitions, on s’est retrouvé dans la peau du favori mais on n’a pas touché en premier, rappelle le DTN. Les Australiens sont individuellement et collectivement au-dessus du lot, mais les nageurs français ont une grande détermination. » Et dans le bassin de Londres, cela devrait se voir.

Alexandre Alain avec Julien Richard, à Londres