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Mondiaux : à la découverte de Chad Le Clos

Chad Le Clos

Chad Le Clos - -

Il y a un an, le Sud-africain Chad Le Clos (21 ans) avait créé la sensation en privant Michael Phelps d'un 3e titre olympique consécutif sur 200m papillon. Avant sa finale sur cette distance ce mercredi à Barcelone, découvrez ce champion à part.

Son retour des JO en Afrique du Sud

« C'était énorme ! Il y avait 15000 personnes à l'aéroport de Johannesburg quand on est rentré. Juste pour nous voir Cameron (Van Der Burgh, lui aussi champion olympiques sur 100m brasse) et moi. Il y a avait des enfants des écoles, des personnes de tous âges. Partout où nous allions, les gens nous reconnaissaient et nous demandaient en photo. »

Michael Phelps, l'idole absolue

« C'est lui qui m'a donné envie de faire de la compétition. Aux JO de 2004 à Athènes, il avait 19 ans. Il a remporté six médailles d'or ! On regardait les Jeux à la télé, on venait de déménager et nos affaires étaient encore dans les cartons. Je l'ai regardé gagner le 200m papillon face à Ian Crocker. C'était une course modèle, il a montré du courage, du cœur pour revenir sur la fin. J'ai encore cette course en tête, ça m'a donné envie de faire comme lui, de nager des grandes finales comme ça. »

La confrontation face à Phelps

« Je me suis préparé mentalement à devoir l'affronter. Sur le plot, quand j'entends son « flap » (avant le départ, Phelps avait l’habitude de battre les deux bras en même temps et de les faire claquer bruyamment sur son dos, ndlr), c'est son qui signifie : « On change d'esprit, maintenant concentré ! »

Le fan de foot

« Je jouais au foot quand j'étais petit. En 2008, j'étais en équipe junior d'Afrique du Sud. C'était pas mal. On était même parti jouer un tournoi en Pologne. Mais je n'étais pas très bon, j'étais ailier gauche. J'ai dû choisir et la natation était plus importante pour moi. Je pouvais aller plus loin. Je supporter Manchester United, mon père y est allé en 1995 pour voir un match. Quand vous y allez une fois, vous êtes obligé de devenir un fan. A l'époque, j'avais deux ans mais il m'a rapporté un maillot, le numéro de 7 de Beckham avec mon nom floqué derrière. Du coup, j’ai toujours supporté Manchester United et le numéro 7 a toujours été mon numéro depuis. »

Des racines françaises

« Pourtant je ne parle pas du tout français ! Mais mon nom est originaire de l'île Maurice d'où vient mon père. Il ne parlait pas un mot d'anglais d'ailleurs quand il est arrivé en Afrique du Sud à l’âge de 10 ans. Ma famille est d'origine française. »

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Propos recueillis par Julien Richard