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Mondiaux de natation (relais 4x100m): les Bleus écrivent l’histoire

Invaincu depuis 2012, le relais 4x100 tricolore composé de Medhi Metella, Florent Manaudou, Fabien Gilot et Jérémy Stravius a conservé son titre de champion du monde ce dimanche à Kazan. Seuls les Etats-Unis avaient réalisé pareil doublé avant eux.

A force de nous arracher les superlatifs de la bouche, ces garçons vont obliger le Larousse à élargir le champ lexical de l’exploit. C’est désormais un fait, après sa victoire en 3'10''74 ce dimanche, le relais 4x100 tricolore est installé tout là-haut, avec seulement Etats-Unis pour taper un brin de causette. Lorsqu’il s’agit de parcourir 400m dans l’eau à quatre, la France n’a plus été battue depuis 2012.

A l’énoncé des ceintures dont ils sont les tenants, il faut prendre une sacrée respiration : doubles champions du monde, doubles champions d’Europe et champions olympiques en titre. Ça commence à faire. Et pourtant, comme d’habitude ou presque, on les annonçait outsiders face aux Russes dans leurs eaux emmenés par la torpille Morozov. Des Russes finalement premiers des autres, devant l’Italie de l’éternel Filippo Magnini.

Manaudou : « Moins de saveur sans les Américains et les Australiens »

L’entraineur Romain Barnier le répétait à l’envi avant la compétition, ces gars-là ont un avantage sur les autres, ils savent « comment » gagner. La démonstration du jour en a été la parfaite illustration. Dans sa position d’ouvreur, le jeune Medhi Metella a d’abord parfaitement tenu le choc pour offrir le relais à Florent Manaudou avec une poignée de centièmes de retard sur son adversaire russe. Le grand Flo qui prendra la tête dès sa première longueur. La France ne la lâchera plus, emmenée par la magnifique performance de Fabien Gilot, toujours au sommet à 31 ans.

Une nouvelle fois inspirateur de ce relais, le Nordiste, le meilleur de la bande en 47’’08, a ajouté une 19e breloque internationale en relais à son palmarès. Enorme. « C’est un nageur dont on parle parfois moins que les autres parce qu’il n’a pas gagné autant de courses en individuel. Mais on peut dire que ce relais 4x100m, sans Fabien Gilot, n’aurait probablement pas été champion olympique et double champion du monde », souligne Sophie Kamoun, membre de la Dream Team RMC Sport.

« Des trois dernières années, c’est peut-être la plus dure à gagner. Confirmer, ce n’est jamais évident, réagissait Gilot. Confirmer chez les Russes, une très grande nation et qui était en forme cette année… Ça prouve que notre savoir-faire, notre noyau de garçons est solide, qu’on ne craque pas sous la pression. Maintenant, ça ne nous garantit pas de gagner l’année prochaine. On va continuer à bosser. » D’autant que, comme le rappelait Manaudou, toutes les grandes nations n’étaient pas en finale ce dimanche : « Sans les Américains et les Australiens, ça avait un peu moins de saveur à la fin ». Qu’ils se rassurent, ils devraient être là à Rio.

S.R avec C.G