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Muffat, c’est boulot, dodo, JO

Camille Muffat

Camille Muffat - -

SERIE RMC SPORT. La Niçoise ne cache pas son attachement aux Jeux Olympiques, partagé avec la grande famille des nageurs. Une famille qui souffre énormément pour espérer décrocher le graal ultime à Londres.

Le 29 juillet, Camille Muffat fera son grand plongeon dans la piscine olympique de la capitale anglaise pour le 400m nage libre. La première épreuve de la Niçoise dans cette campagne olympique qui doit la mener vers les sommets. Et malgré sa domination dans les bilans mondiaux, l’entrainement commence à peser dans les jambes de la jeune nageuse. « On va nager sept kilomètres jusqu’au Jeux, c’est notre quotidien, c’est ce qu’on fait toute l’année, souffle la double championne de France en titre sur 200 et 400m. Ce n’est pas naturel. Ces distances nous fatiguent énormément et les fins de semaine sont très difficiles. On n’a pas de week-end en nageant le samedi et dimanche. »

Des efforts, Fabrice Pellerin en a demandés encore plus dans son programme d’entrainement. Alors Camille Muffat mange, bois et dort natation. « Avec Yannick (Agnel, son partenaire d’entrainement à Nice, ndlr), on a nos immeubles qui sont face à face, à trois minutes à pied, pour être le plus près possible de la piscine, confie-t-elle. On mange, on vient nager, on file se reposer et on retourne nager. Avec une pincée de sorties pour faire des courses ou des balades. Mais notre quotidien reste maison-piscine. »

Un tatouage « olympique »

A Londres, Camille Muffat sera l’une des chefs de file de la délégation française avec son pote de l’Olympic Nice natation, Yannick Agnel. Agée seulement de 22 ans, la nageuse participera à ses deuxièmes Jeux Olympiques. « Une fois qu’on a fait les Jeux, on a ce besoin de marquer une appartenance à cet évènement, explique-t-elle. Encore plus les nageurs que d’autres sportifs, j’ai l’impression. Beaucoup d’athlètes se sont fait tatouer les anneaux olympiques. A Pékin, j’ai croisé énormément de sportifs qui en avaient. »

Sous les projecteurs depuis maintenant sept ans pour avoir vaincu Laure Manaudou lors d’une épreuve des championnats de France, la Niçoise rêve de suivre la trajectoire de son ainée. « De toute façon, on est une grande famille et on marque notre appartenance à vie avec les Jeux, conclut-elle au bord de sa piscine d’entrainement. Je ne suis pas tatouage mais moi aussi, j’ai fini par m’en faire un à la cheville. » Une preuve de plus que Camille Muffat a bien totalement les Jeux Olympiques dans la peau.

Le titre de l'encadré ici

Tous les épisodes de London Time |||

1- F.Manaudou à la découverte des Jeux

2- Lemaitre en rêve

Nicolas Paolorsi avec François Giuseppi