RMC Sport

Muffat, une héroïne très discrète

Camille Muffat

Camille Muffat - -

La Niçoise a offert dimanche le premier titre olympique à la France en remportant la finale du 400 m. Une juste récompense pour cette nageuse douée et introvertie, qui rejoint au palmarès Laure Manaudou… dont elle a longtemps souffert de la comparaison.

Elle est sortie de l’eau avec un simple sourire. Sans se laisser aller à de grandes effusions de joie. Comme si tout son corps était encore immergé dans le bassin de l’Aquatic Center de Londres, tout en contrôle. « Je ne réalise pas du tout. Je sais que j’ai gagné. Je sais que je suis championne olympique. Mais je ne réalise pas ce que c’est. » Bien que ce ne soit pas une extravertie, Camille Muffat n’est pas dans le contrôle de soi mais dans la découverte, celle d’une sensation qu’elle n’a jamais connue et qu’on lui prédisait, pourtant, depuis de nombreuses années : celle de toucher et de faire sien l’or olympique.

Dimanche, la Niçoise n’a pas fait que concrétiser ce que beaucoup et notamment Philippe Lucas, imaginaient pour elle. Elle a ouvert le compteur d’or des médailles françaises, imitée une poignée de minutes plus tard par le relais masculin. Et elle s’est enfin détachée définitivement de l’ombre encombrante de Laure Manaudou, à qui elle n’a cessé d’être comparée depuis l’âge de ses quinze ans et cette année 2005, où elle battait à la régulière la meilleure nageuse française en finale du 200 m 4 nages, lors des Championnats de France de Nancy.

Dans l’Histoire aux côtés de Boiteux et Manaudou

Un coup d’éclat précoce, un statut de future star rapidement entériné… et une suite difficile. Muffat a du mal à confirmer. « Je pense à tout ce qu’elle a vécu, témoigne son père Guy. Elle n’était pas forcément destinée à faire de la compétition, elle n’avait pas envie de se montrer, ce n’est pas son tempérament. Elle a trouvé un entraineur extraordinaire (Fabrice Pellerin, ndlr) qui savait qu’elle avait des qualités. Il l’a amenée jusqu’à aujourd’hui. » Entre l’entraîneur de toujours et sa protégée un peu rebelle, la complicité est certaine. La confiance totale. Le changement de discipline (la nage libre au lieu du 4 nages), une réussite. La suite ? Deux médailles de bronze aux Mondiaux de Shanghai en 2011 sur 200 m et 400 m. Et la razzia un an plus tard aux « France » de Dunkerque, où en plus du titre et de la qualification olympique, elle efface des tablettes les records de France de Laure Manaudou.

Un coup d’éclat précoce, un statut de future star rapidement entériné… et une suite difficile. Muffat a du mal à confirmer. « Je pense à tout ce qu’elle a vécu, témoigne son père Guy. Elle n’était pas forcément destinée à faire de la compétition, elle n’avait pas envie de se montrer, ce n’est pas son tempérament. Elle a trouvé un entraineur extraordinaire (Fabrice Pellerin, ndlr) qui savait qu’elle avait des qualités. Il l’a amenée jusqu’à aujourd’hui. » Entre l’entraîneur de toujours et sa protégée un peu rebelle, la complicité est certaine. La confiance totale. Le changement de discipline (la nage libre au lieu du 4 nages), une réussite. La suite ? Deux médailles de bronze aux Mondiaux de Shanghai en 2011 sur 200 m et 400 m. Et la razzia un an plus tard aux « France » de Dunkerque, où en plus du titre et de la qualification olympique, elle efface des tablettes les records de France de Laure Manaudou.

Le titre de l'encadré ici

|||

Titre et record olympiques pour Muffat

En plus de s’être offert l’or ce dimanche aux JO de Londres devant l’Américaine Allison Schmitt et l’Anglaise Rebecca Adlington, Camille Muffat va également laisser une trace sur les tablettes olympiques. Avec son chrono de 4’01’’45, elle s’est emparée du record olympique de la distance.

A.D