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Natation : Lacourt "abasourdi" par les critères olympiques

Camille Lacourt ne comprend pas que la Fédération française de natation ait établi des critères de qualification aussi exigeants pour se qualifier aux Jeux Olympiques de Rio.

Tout proche de la meilleure performance mondiale de l’année. Camille Lacourt était ce vendredi soir « agréablement surpris » de sa finale du 50m dos du meeting d’Amiens (24’’67). Une distance qui n’est pas olympique et qui n’est donc pas l’objectif de la saison du quadruple champion du monde, même s’il la garde dans un coin de sa tête pour les championnats de France de Montpellier (29 mars au 3 avril). "J’aimerais nager très, très vite car ce sera certainement le dernier 50m dos préparé que je nagerai. Donc pourquoi pas essayer d’aller chercher ce putain de record du monde qui m’a échappé tant de fois !" 

Mais le grand Marseillais est focalisé sur le 100m, pour sa dernière chance olympique, et les chronos imposés par la Fédération française pour espérer se qualifier pour les Jeux Olympiques de Rio (5 au 21 août. En plus de terminer à l’une des deux premières places aux championnats de France, les nageurs français devront réaliser un temps très exigeant.

Lacourt : "C’est ridicule"

"Quand j’ai vu les temps demandés, comme tout le monde, j’ai été abasourdi, lance Camille Lacourt. Je pense que c’est simplement du bluff de la fédération, quelque chose d’assez mal placé auquel j’adhère très peu. Mais je pense que si l’on réalise les temps de l’an dernier pour se qualifier aux Mondiaux de Kazan, on sera dans les repêchages. Donc je ne me prends pas la tête. L’important, c’est de nager vite aux championnats de France. Je n’ai pas cette "target" du temps demandé. Je ne le connais même pas, d’ailleurs." Camille Lacourt et les autres dossistes devront nager moins de 53’’29 pour voir Rio.

A moins d’échouer proche de ce temps et de faire partie des six nageurs que la Fédération s’autorise à repêcher. "J’espère nager plus vite, mais je trouve que c’est assez étrange de mettre des temps comme ça en année olympique, explique Lacourt. On va se retrouver à quatre ou cinq seulement en équipe de France. C’est ridicule. Mais bon, on sait que ça ne se passera pas comme ça et je pense que l’équipe sera aussi agréable que l’année dernière. Je trouve que c’est encore une difficulté supplémentaire. Les sélections olympiques, c’est beaucoup à perdre et pas grand-chose à gagner. Donc mettre des temps aussi difficiles, ce n’est pas quelque chose qui m’a stimulé dans le bon sens. Mais je fais avec et je n’ai pas perdu d’énergie là-dessus. Mais ce n’est pas quelque chose sur lequel j’adhère, encore une fois."

Julien Richard à Angers