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Pellerin : « Le dossier est bouclé »

Fabrice Pellerin

Fabrice Pellerin - -

Muet depuis les derniers Mondiaux de Barcelone au cours desquels il avait réglé ses comptes avec Yannick Agnel, son ex-protégé parti aux Etats-Unis, Fabrice Pellerin, toujours entraîneur de Camille Muffat, est apparu ce lundi à Chartres. Une présence surprise à la veille des « France ».

Fabrice, on ne vous attendait... Etes-vous heureux d’être là, à Chartres, à l’occasion des Championnats de France ?
Oui, je suis content d’être là. Ces moments de compétitions sont assez rares finalement. On a assez peu l’occasion de tous se retrouver pour plusieurs jours de compétition. Donc quand on est nageur de haut niveau, quand on est coach de nageurs de haut niveau, ce sont toujours des moments qui sont sympathiques.

On est quand même assez surpris de vous voir finalement ce matin, au point presse parce que depuis Barcelone, vous ne parliez plus…
A Barcelone, à un moment donné, j’ai trouvé plus facile pour moi d’arrêter de m’exprimer, de trop en rajouter afin d’apaiser les choses. Ensuite, c’est vrai qu’après Barcelone, l’actualité a été assez tranquille. Pour la natation française en général et pour Nice en particulier.

On a plutôt le sentiment que vous refusiez de parler… Concrètement, comment avez-vous vécu l’épisode Barcelone ?
Je suis très aguerri à la compétition et aux joutes sportives, je le suis moins en termes de communication et de gestion médiatique. Je n’étais pas préparé à vivre des moments assez délicats au niveau médiatique donc c’est vrai que ce n’était pas facile à vivre, pas agréable. Mais bon, aujourd’hui, plusieurs mois se sont écoulés et du coup, c’est passé. Le dossier est bouclé pour moi.

Avant Barcelone, vous aviez la réputation d’être un faiseur de champions, une sorte de grand manitou de l’entraînement en France. Votre séparation d’avec Yannick Agnel a-t-elle brisé votre élan ?
Je ne réfléchis pas en termes d’images ou de gestion d’images. C’est peut-être une erreur parfois, d’ailleurs, parce que je me suis toujours exprimé de façon spontanée, peut-être parfois trop d’ailleurs. J’aime bien parler franchement aux gens, même aux journalistes parce qu’on a, a priori, rien à cacher sur notre métier, sur sa complexité.

Recueilli par JR à Chartres