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Rousseau : « Agnel, c’est le nouveau Phelps ! »

Yannick Agnel, le nouveau Michael Phelps ?

Yannick Agnel, le nouveau Michael Phelps ? - -

A seulement 18 ans, Yannick Agnel étonne son monde. A tel point que certains, et notamment Michel Rousseau, champion d'Europe en 1970, voient en ce gamin originaire de Nîmes le futur crack de la natation mondial.

Sa décontraction étonne son monde. Que ce soit lundi après son titre européen sur 400m ou hier, le jeune homme a enchaîné les sollicitations médiatiques. Toujours aussi souriant et de bon cœur. « S'il ne le fait pas, il ne sera pas un grand champion », avait lâché annonciateur son entraîneur Fabrice Pellerin. Yannick Agnel n'est pas encore un champion du monde ou champion olympique, mais pour de nombreux spécialistes, son cas ne fait aucun doute. « Je suis très impressionné. Jusqu'où il peut aller ? Il peut être champion olympique du 100, du 200 et du 400 m à Londres », avance même un Michel Rousseau admiratif. Et le multiple champion de France et champion d'Europe en 1970 d'ajouter : « C'est le nouveau Michael Phelps. » Rien que ça.
Mais avant de rejoindre le génial Américain dans les annales, le pensionnaire de Nice a encore du travail. Au niveau de la musculation notamment. Compte tenu son âge, sa technique de course et ses notions tactiques font l'unanimité. Très bon dans les départs et dans les virages notamment, il possède surtout une science de la course exceptionnelle. A tel point que son entraîneur ne lui donne aucune consigne. « Il est assez mature pour savoir ce qu'il a à faire », continue Pellerin. La preuve en finale. Habitué à respirer à gauche, il a changé ses habitudes en finale pour voir Biedermann dans le dernier 50 m de sa finale. Chose que n'avait pas su faire Alain Bernard lors du relais des Jeux Olympiques de Pékin quand il s'était fait reprendre par Jason Lezak.

Triplé olympique historique

« Il est étonnant, poursuit Rousseau. Ce n'est pas la marque des grands, mais des très grands. On n'a pas souvent des nageurs comme ça. Il n'y en a un que tous les dix ans. C'est une nouvelle race de nageur. Il allie l'indifférence avec la capacité de tout maîtriser. » Peut-il alors viser un triplé olympique (100m, 200m, 400m) historique ? Aucun champion n'a réussi cet incroyable pari. Michael Phelps l'a abandonné. Ian Thorpe l'a touché du doigt à Athènes (or sur 200 m et 400 m et bronze sur 100 m).
Seul Donald Schollander en 1964 a remporté le 100 m et le 400 m lors des Jeux de 1964. Alors recordman du monde, il n'avait pas pris part au 200 m, pas encore discipline olympique. A voir son 100 m lors du relais, on imagine aisément que le gamin pourra s'atteler à ce défi. « Au 100 m, c'est surtout au niveau du mental que tout cela se joue. Il est tellement équilibré qu'il n'aura pas de problèmes. Il arrive à avoir fraîcheur et vitalité. » Premiers éléments de réponse à Londres.

Pierrick Taisne et Julien Richard à Budapest