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Stravius : « Je me sens plus fort »

Jérémy Stravius

Jérémy Stravius - -

EXCLU RMC SPORT. Avant les Mondiaux de Barcelone (28 juillet-4 août), le co-champion du monde en titre du 100m dos s’est confié à RMC Sport. Tête d’affiche de l’Open de Vichy qui aura lieu ce week-end à Bellerive-sur-Allier, l’Amiénois évoque un été qui s’annonce riche en émotions.

Jérémy, votre programme des Mondiaux de Barcelone est-il arrêté ?

Non, ça peut encore changer. Excepté sur le 50m dos sur lequel je mise tout, cela dépendra de la préparation finale. L’incertitude concerne par exemple le 200m 4 nages. Il faut quand même que je me batte pour aller en finale, pas pour faire de la figuration. Je dois donc voir si ça vaut vraiment le coup. Je dois encore progresser en brasse. Il me reste un mois. C’est court (rires).

Quelles sont vos attentes avec le relais 4x100m ?

On ne sait jamais qui participera aux séries et aux finales. C’est compliqué. On laisse le DTN faire le point et choisir. Personnellement, j’ai un programme très chargé. Je ne voudrais pas m’aligner sur les séries et les finales dès le premier jour sachant que j’enchaîne avec le 100m dos dès le lendemain. Avec Michel (Chrétien, son entraîneur, ndlr), on s’est dit : « ce sont les finales ou rien. » On ne va pas se casser la tête avec ça. On a plus de réels objectifs sur la suite des épreuves individuelles que sur ce relais le premier jour.

En plus, vous avez semble-t-il été contrarié par les JO de Londres…

Je n’ai pas trop compris les choix. On n’est pas venu vers nous pour en parler. On était à Dunkerque pour une réunion sur les relais. On s’était dit qu’on se concertait après les séries du matin. On devait ensuite faire un choix avec les nageurs et les entraîneurs. Seulement, ça n’a pas été le cas. Ils ont fait leur choix de leur côté. J’ai été un peu frustré. Je n’ai pas compris pourquoi ils nous ont laissés, Alain (Bernard) et moi, sur la touche. On était dans le flou. On a accepté le choix mais on aimerait bien savoir d’où vient la décision.

Vous êtes co-champion du monde du 100m dos avec Camille Lacourt que vous allez retrouver à Barcelone…

Il y aura Camille mais il y a surtout Matt Grevers (l’Américain est champion olympique en titre, ndlr). Lui, c’est l’homme à abattre. C’est le leader. Ça sera dur d’aller le chercher mais rien n’est impossible. C’est en tout cas ce que je me dis. Camille n’est pas forcément une menace. Il a repris tardivement sa saison. Et moi, je me sens plus fort cette année.

Camille Lacourt, c’est un peu votre opposé, non ?

Oui, déjà, je suis au Nord et lui au Sud (à Marseille). (Rires) Au niveau du caractère, il s’affirme beaucoup plus. Il profite bien de la vie, des joies que peut apporter la réussite d’un champion de haut niveau. Moi, j’en profite aussi, mais je vis ma vie paisiblement. A Amiens, c’est plus calme. Il y a moins de tentations.

Comment réagissez-vous à la décision de Yannick Agnel de partir aux USA et de ne disputer que les relais ?

J’ai été surpris. Pas par son choix car j’avais déjà entendu parler de ce projet. Les Etats-Unis, ça peut se comprendre. Il a envie de voir autre chose que la France. Le moment, en revanche, est surprenant, sachant qu’il n’en a pas parlé à son entraîneur (Fabrice Pellerin), ni à ses coéquipiers. A deux mois des Mondiaux, c’est un danger. Un danger pour lui et puis pour les relais. Sera-t-il assez fort pour gagner ? On va voir si c’est un grand champion ou pas.

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Propos recueillis par Julien Richard